Angoisses de fin de grossesse

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Comme je vous le disais dans mon dernier article, cette semaine je suis passée par la case maternité. Une petite hypertension qui m’a valu un monitoring tensionnel pour un check up. Au final, tout allait bien, la tension qui était à 15,8 est redescendue entre 13,8 et 11,6 (pendant le monitoring il y avait prise de tension automatique toutes les 3 minutes). Mister G. et moi avons pu rentrer sereins à la maison. Pas d’hospitalisation, pas de rencontre “prématurée” avec Bibou. Même si à 36 SA passées, ça n’aurait pas été si prématuré, finalement. Et c’est justement ça, qui a éveillé quelques angoisses de fin de grossesse chez moi…

Le terme approche... un peu trop vite

Je crois que dire que ma grossesse se passe bien (ce qui est totalement le cas), c’est aussi une façon pour moi de repousser l’échéance de l’arrivée de Bibou. Ce qui est assez étrange de vous le confesser comme ça, je sais bien. D’autant que je le veux plus que tout mon Bibou, je suis prête et je sais que je serai une super maman. Je ne remets rien de tout ça en question, bien au contraire. 

C’est simplement ce concept de partir à deux à la maternité, et revenir à trois. Avec un être totalement dépendant de nous. Qui va vivre plein de choses dans sa vie, des bonnes et sûrement des moins bonnes. Comme tout le monde, en fait. Moi qui pensais ne pas du tout ressentir ça un jour… Bingo ! On est pile dans les angoisses de fin de grossesse. Ce ne sera jamais plus juste Mister G. et moi. Ce sera nous deux, et notre mini-nous, comme on dit.

Prise de conscience en salle d'attente

Avant d’arriver à la maternité, je vous disais que j’étais allée à la pharmacie de mon quartier pour contrôler ma tension. La veille, le gynécologue l’avait trouvé un peu élevée. Et comme elle l’était encore plus le lendemain, les pharmaciennes un peu paniquées ne voulaient pas me libérer avant une réponse ferme de mon gynécologue. Il m’a conseillé un monitoring donc. Mais ça vous le savez déjà, et la suite aussi !

La seule chose que je retiens moi, c’est que je me sentais totalement bien. Aucune contraction, aucune fatigue (j’avais fait la grasse matinée jusqu’à 11 heures), j’étais de bonne humeur et clairement, à part un ventre un peu lourd avec un Bibou qui a souvent le hoquet et les pieds qui ressortent, je me sens pas particulièrement enceinte. Je me sens juste trop bien, et je profite à fond de cette situation.

Mais alors, comment sont arrivées ces angoisses de fin de grossesse ? Sautons quelques passages pour aller directement en salle d’attente. Je réalise maintenant que voir deux mamans contracter et souffrir, et voir aussi Mister G. totalement admiratif et subjugué par ces couples dont le jour qu’ils attendaient tant est enfin arrivé, eh bien que pour moi aussi, ça ne va pas tarder. Je l’ai toujours su, forcément. Mais là je le ressens vraiment. 

Je vois Mister G. regarder son calendrier, ses déplacements, ses rendez-vous, sur les prochaines semaines. Je crois qu’il est persuadé qu’on va me garder et qu’on va me déclencher dans quelques jours. Lui aussi, a une vraie prise de conscience. Sauf qu’il est totalement serein, prêt. Bref, il veut voir son Bibou à un point inimaginable maintenant. Je pense que secrètement, il espère que ca va venir dans les prochaines heures/jours.

Et c’est là que moi aussi, je prends conscience que ce soit pour aujourd’hui ou encore 3 semaines, Bibou va bientôt arriver… Genre vraiment BIENTÔT.

Est-ce simplement le fait que ma valise ni la sienne soient prêtes, ni ses affaires lavées et installées dans la chambre, qui me fait peur ? Ou est-ce simplement une excuse que je me donne ? Est-ce que je dois m’en vouloir de ne pas me sentir vraiment prête ? Et ce même si tout le monde me dit que l’instinct maternel jouera son rôle et que dès qu’il sera là, ça ira ? Ce dont je suis sûre en plus !

Un cours de préparation à l'accouchement libérateur

La soirée passe, on discute beaucoup avec Mister G. Malgré tout, j’ai adoré le fait qu’il se projette d’un coup, et qu’il aime autant l’idée que Bibou puisse arriver demain. C’est rassurant quelque part. Cette équipe que nous formons.

J’écris aussi ce fameux article où je me libère un peu plus. Mais il faudra attendre mon 6ème cours de préparation à l’accouchement, qui a eu lieu hier, pour me libérer de ces angoisses de fin de grossesse. A présent, je profite de me reposer, d’être seule avec mon mari et de terminer les préparatifs pour l’arrivée de notre premier enfant. Je n’ai plus d’angoisses de fin de grossesse. 

En fait, ce tour à la maternité m’a peut-être permis de réaliser que Bibou pouvait arriver n’importe quand à partir de maintenant (s’il reste au chaud jusqu’à 39SA je ne suis pas contre). Et pas forcément le jour où je l’avais prévu ! Que Mister G. est prêt et que je pourrai compter sur lui, physiquement et moralement, le moment venu. Je le savais, c’est mon mari, je le connais par coeur. Mais savoir que cette aventure lui a fait réaliser à quel point il était pressé, c’est vraiment un sentiment rassurant pour moi.

Mais ce qui m’a vraiment aidé, c’est le cours de préparation à l’accouchement que nous avons fait hier, Mister G. et moi. Le sujet exact était : “Révision de la pratique (présence du conjoint souhaité) : contractions, respiration, postures et poussée“. Bon Mister G. vient à chaque fois, mais ce cours-là, c’était presque indispensable de venir avec son conjoint. Deux femmes sont venues seules, et je pense qu’elles l’ont regretté malheureusement, car tous les exercices se faisaient à deux. Et elles se sont senties un peu seules…

Revoir les bases, mieux se projeter à 36SA

Oui parce que clairement, la respiration, les contractions, les postures et la poussée… Tout ça a été abordé dans les cours d’avant. Mais là, Mister G. et moi abordons le cours totalement différemment. On se dit qu’on a tout intérêt à savoir tout ça, surtout si Bibou arrive “demain”. Nous sommes très concentrés, nous répétons les exercices plusieurs fois, nous demandons aussi plusieurs fois conseils sur les postures qui permettent de soulager les contractions. 

Au départ, les papas étaient invités à faire un point sur la visualisation de l’accouchement. Et pour ça, ils ont besoin de se rappeler le corps de leur femme qui accueille leur bébé. L’utérus, le bébé, les membranes, le placenta, le cordon ombilical, et le col de l’utérus. C’est peut-être assez scolaire à ce moment-là, mais ils sont tous très intéressés, et paraissent vouloir en savoir le plus possible. 

Ce cours est centré sur les besoins de la maman, mais davantage sur le rôle majeur du papa sur sa manière d’interagir avec la maman le jour-j, afin de l’épauler au mieux. Pour la sage-femme, il y a un vrai désir d’impliquer le papa autant que la maman dès le début du travail, et jusqu’à l’accueil du bébé. 

Ainsi, on nous demande comment les papas peuvent nous aider à soulager nos douleurs. Mister G., un peu fayot sur les bords, répond : “lui couler un bain, la masser, lui préparer un bon repas avant de partir à la maternité…“. C’est exact. On revoit aussi la respiration pendant les contractions, on nous rééxplique pourquoi il faut se détendre au maximum et éviter le plus possible de se crisper, entre et pendant les contractions. Je commence à me détendre, à reprendre confiance. Je me dis que tout ça, je le sais déjà. Que c’est un vrai bonus de revoir les bases (la meilleure pédagogie est la répétition, c’est bien connu).

Je me sens de mieux en mieux, je prends vraiment plaisir à être à ce cours avec Mister G., les autres mamans et papas. On discute, on rigole. On a toutes des questions pertinentes, qui nous rassurent les uns les autres. Le cours durera même 1h40 au lieu de 1h.

Nous passons aux différentes postures avec le ballon, le mur, la chaise, le coussin de grossesse… Tout est bon pour nous aider à trouver des postures qui nous soulageront le jour-j. Toujours avec l’aide du papa. Certaines sont acrobatiques, d’autres sont une vraie découverte et très confortables. Mister G. imprime tout ça dans sa tête, il sait que le jour-j, ce sera à lui de se rappeler tout ça, et de me guider. Et là encore, c’est hyper rassurant. On aura déjà tellement à gérer nous, futures mamans, alors si en plus on devait guider nos maris et leur expliquer de ne pas paniquer et expliquer quoi faire… Non merci les boulets !

Et puis, on finit par la poussée. Là encore, déjà vue lors d’un autre cours. Sauf que cette fois, on se positionne les pieds sur le mur, on se met en condition avec le papa. Nuque, abdos, périnée, respiration bloquante/soufflante. On s’exerce, on trouve ce qui nous correspond le mieux. C’est tellement rassurant. Je me sens plus forte, prête à partir en guerre ! J’ai toutes les armes pour aller jusqu’au bout !

Comment je me sens aujourd'hui.

J’ai presque fini les lessives pour Bibou. Ce week-end, je termine tous les achats qu’il me manque, je prépare la valise de maternité après avoir repassé les affaires (ouais parce que clairement, la machine ça donne un autre aspect aux vêtements une fois lavés !). Bref, quand tout sera installé, je dirai adieu aux angoisses de fin de grossesse. Pas celles qui te font un peu appréhender, celles qui te gâchent presque les derniers moments, plutôt !

En attendant, à défaut de prévoir une babymoon avec Mister G., nous essayons de nous organiser des soirées en amoureux. Laisser nos portables, nos ordinateurs, pour profiter l’un de l’autre. Rester proches, sans pour autant ne vivre que pour le bébé. Et ça fait un bien fou ! De savoir que même si je gagne un papa, je ne perds pas un mari.

A toutes celles qui ont aussi des angoisses de fin de grossesse, la discussion avec le conjoint aide beaucoup. Mais ce qui m’a vraiment aidé, ce sont véritablement tous les cours de préparation à l’accouchement. Ils m’aident à me rassurer, me sentir prête. Je n’aime pas avoir de surprises, je veux pouvoir savoir ce qui m’arrivera le jour-j. Même les suites de couches (babyblues, montée de lait, tranchées…). Tout ça m’aide à mieux appréhender. Le fait de bien préparer son nid, sa valise, faire le ménage pour garder une maison propre et rangée, aident aussi énormément !

Love,

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