La confiance en soi par la photo-thérapie (Part 1)

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Le mariage, c’est le plus beau jour de ta vie. C’est sûrement vrai, puisque tout le monde le dit. Il y a quelque chose, par contre, dont on parle beaucoup moins. C’est la pression que l’on se met depuis toujours sur le poids idéal que l’on espère atteindre avant le jour-j. Question confiance en soi, on repassera. Et forcément tout ça, ça peut plomber ton moral dès les essayages des robes de mariée

Moi par exemple. J’essaye de perdre les dix kilos que j’ai pris depuis que je suis en couple avec Mister G. (Et c’est là que je dis aux célibataires qui me lisent : “you, stay alone !”). Ce n’est pas de se marier en fait le piège, c’est juste d’être en couple ! J’ai beau avoir perdu 3 kilos depuis genre… cinq mois, on est toujours loin de l’objectif fixé pour rentrer dans ma robe de mariée. D’un autre côté, le temps passe et tout le monde me demande si j’ai déjà trouvé ma robe…

"Tu as déjà acheté ta robe ?"

Le poids parfait

Donc, non seulement je ne l’ai pas encore trouvée, mais en plus je n’en ai pas encore essayé une seule. J’SUIS EN PLEIN PROCESSUS D’AMAIGRISSEMENT, OKAY ! Eh merde, j’ai encore foutu du Nutella sur le clavier… Bon bref. De toute façon, j’ai prévu de commencer mes premiers essayages en octobre.

En fait, je sais très bien que je ne suis pas la seule à être dans cette situation. A vouloir atteindre le poids idéal pour être la plus parfaite des mariées le jour-j. Forcément, on réussit quand même à perdre quelques kilos (oui, en mangeant qu’une pomme par jour, trois semaines avant le mariage, car la motivation n’a fait aucune apparition avant ça).

Du coup, j’ai commencé à me demander pourquoi les régimes alimentaires ne fonctionnaient pas et pourquoi se mettre une telle pression sur le poids, de manière générale… Mais surtout, comment peut-on se libérer de cette pression pour profiter au mieux de sa journée (et de sa vie, accessoirement).

"Je ne connais pas une seule femme qui aime son corps"
Elodie Sueur-Monsenert
Photo-journaliste & photo-thérapeute

Le regard de notre société sur la Femme

Si toutes les femmes n’aiment pas leur corps, je me dis qu’il y a forcément quelque chose qui cloche. Non ? Et pourtant, on ne se pose jamais cette question. Jamais il ne nous viendrait à l’esprit que le problème ne vient peut-être pas de nous, mais plutôt de la société dans laquelle nous vivons, qui ne cesse de mettre à mal la confiance en soi.

Elodie Sueur-Monsenertphoto-journaliste & photo-thérapeute, a travaillé sur le sujet par un reportage photos (Chloé prend le large…), en passant un an à suivre une jeune fille sur l’acceptation de son corps. Pour elle, il est clair qu’aujourd’hui le corps de la femme est un enjeu social.

En réalité, on demande aux femmes de rester des petites filles. Les seules références que nous avons du corps de femmes, ce sont celles que la société veut bien nous montrer, notamment à travers les médias : des corps menus et sans formes, voire enfantins !

On est dans une société patriarcale qui pousse les femmes à rester des petites filles. Sans formes, sans attributs féminins. Elodie me précise que : “à l’adolescence, ton corps se “trans-forme”, avant tout pour que tu puisses accueillir un enfant. Tu prends alors du poids, tes hanches s’élargissent…“. Mais tout ce qui fait que tu deviens une femme est mal perçu par la société.

Et une femme qui feuillette un magazine ne pourra jamais devenir ce qu’elle y voit. Elle se déprécie, pense que c’est elle qui va mal, elle qui a un problème. Elle va alors se mutiler, s’affamer, pour essayer de ressembler à un modèle qui, en réalité, n’est pas la norme mais qu’on voudrait faire passer comme telle.

Reportage photos : "Chloé prend le large..." © Elodie Sueur-Monsenert

Les bénéfices secondaires à être grosse

Il y a désormais chez les femmes, ce désir de devenir la “femme parfaite”. C’est une femme belle, forte, dynamique, épanouie et qui, bien évidemment, réussit au travail. Mais la femme parfaite est un fardeau trop lourd à porter. Et le fait d’être ronde, c’est aussi, selon Elodie, l’envie de dire fuck” à tout ce système qui s’est mis en place autour de nous.

Aujourd’hui, force est de constater que pour beaucoup, la seule place reconnue de la femme, c’est encore celle de la mère. Celle qui s’occupe de la maison. La femme bien portante, la mère nourrissante et dévouée à ses enfants, à son mari, à son foyer.

Mais pourquoi de nombreuses femmes sont grosses ? Selon les recherches d’Elodie, c’est une façon pour certaines de se désexualiser. En étant grosse, c’est comme prendre l’option de ne plus être regardée et de ne plus “être sur le marché”. En étant grosse, elle fait le choix de se mettre en retrait pour ne pas avoir à affronter cette réalité, cette forme de concurrence, en somme. On vit dans une société ultra-sexualisée, où une femme bien foutue est souvent considérée comme un objet, à la vie sexuelle débordante.

Mais nombre d’entre elles n’ont pas envie de porter ce poids…et préfèrent en prendre, parfois inconsciemment. Et prendre du poids, c’est une façon de refuser tout ça. C’est ce qu’on appelle des bénéfices secondaires à être grosse. A chaque femme ronde, son bénéfice secondaire.

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© Elodie Sueur-Monsenert

Perdre du poids : tout se passe dans la tête !

La perte de confiance en soi est principalement due à ce que la société attend de nous : ne plus être unique mais devenir un modèle “parfait” qui n’existe finalement pas. Cette obsession fait que l’on ne s’accepte jamais vraiment et que l’on est perpétuellement déçu de notre corps. Pour certaines, comme pour certains d’ailleurs, cela a pour conséquence une prise de poids, parfois conséquente.

Elodie Sueur-Monsenert travaille avec ses patientes sur cette prise de poids, récente ou ancienne. Si pour certaines c’est grossir pour refuser les diktats de la société, pour d’autres les causes sont encore plus profondes. Elle va beaucoup plus loin que les nutritionnistes en cherchant la réelle cause de ce mal-être, avec ses patientes. Cela passe notamment par la photo-thérapie. Et ce n’est qu’une fois qu’elles ont pointé ce mal-être, qu’elles peuvent enfin travailler dessus, et finir par s’en libérer… Et tout comme on prend du poids de manière souvent inconsciente, ces dernières finissent par en perdre, de la même façon !

 Love,

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