Enfin des nuits complètes avec bébé

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Ma question préférée ? “Est-ce qu’Andrea fait ses nuits ?”. Non je déconne, je la DETESTE cette question ! Mais franchement, qu’attendent les personnes qui nous demandent ça ? Une réponse blanche ou noire ? Oui, il dort toute la nuit. Ou non, il ne dort pas du tout. 

Du coup, je me demande vraiment, est-ce qu’il y a des parents qui savent répondre à cette question sans mentir, ou c’est juste pour se débarrasser de la personne (très bonne idée d’ailleurs) ? Parce que même si bébé dort toute la nuit, est-ce deux, trois fois par semaine ? Jusqu’à l’arrivée d’une poussée dentaire, d’un rhume, d’une nouvelle acquisition motrice, d’une angoisse de la séparation… Et ça, ça arrive plus souvent qu’on ne le croit. Est-ce qu’on peut dire que bébé fait ses nuits là ou pas ? (Je vous avais dit que ça m’énervait).

Comme dans la vie, il y a beaucoup de gris en fait ! Et c’est normal, un bébé c’est beaucoup de chamboulements. Le sommeil, tout comme la marche, est pour lui une véritable acquisition, et il va à son rythme. Le sien, n’est pas celui d’un adulte, toute simplement parce qu’il n’a pas les mêmes cycles de sommeil que nous. Les siens sont beaucoup plus courts.

Je vous en parlais sur Instagram, avec Andrea, ces derniers temps, ce n’était pas facile (genre on envisageait la DASS pour le pauvre malheureux enfant). Mister G. et moi étions fatigués, contrariés, impatients, à bout quoi ! Un soir, je reçois un message d’une amie canadienne à qui je n’ai pas parlé depuis des années, mais qui me suit sur Instagram. Le début d’une nouvelle ère pour nous !

Bien évidemment, cet article s’adresse plutôt aux parents dont les bébés ont plus de 3-6 mois. Parce qu’avant cette période, c’est bien normal que bébé se réveille la nuit, qu’il ait faim, ou soit un peu perturbé encore. Il fait ses propres nuits à lui et ce serait plus à vous de vous adapter à son rythme, plutôt que l’inverse (sauf s’il le fait très bien). En tout cas pour le moment ! C’est beaucoup d’ajustements et de nouveautés pour lui. A part le laisser faire la sieste les volets à moitié ouverts pour qu’il fasse la distinction, vous n’avez malheureusement pas grand chose à faire, à part être là pour lui et prendre votre mal en patience…

Les nuits d'Andrea avant San Francisco

On ne peut franchement pas dire que le petit bonhomme “faisait ses nuits” (nia-nia-nia). Globalement, on a eu une phase où tout petit, il dormait de 23h à 9h, avec un réveil tétée toutes les 2h environ. Puis, on a réussi à se caler sur un 20h-7h30, avec 4 réveils tétées (23h-1h-4h-6h).

Puis, San Francisco début novembre. Le voyage s’est merveilleusement bien passé, en 2-3 jours nous étions tous bien calés sur les heures locales (9h de jetlag quand même). Bibou dormait de 20h à 00h dans le lit parapluie de notre chambre d’hôtel, puis le reste de la nuit entre nous (vive les king size).

Mais le retour à la maison a été hyper compliqué… Déjà, ses dents numéro 3 et 4 sont sorties pendant le voyage. Il marchait déjà avec un chariot avant ses 7 mois. Et au retour bingo : en plus des dents 5 et 6, on a eu le droit à une belle angoisse de séparation. Mon bibou si autonome et occupé de sa petite vie, commençait à mouiner dès qu’il n’avait pas de contact physique avec moi. 

La nuit, on avait le droit à plusieurs micros réveils, parfois cinq en l’espace de trois heures ! Ca devenait n’importe quoi, il finissait souvent dans notre lit, puis nous à côté du sien (puisqu’il a un lit au sol, façon Montessori, mais ça c’est une autre histoire), la main de Mister G. posée sur son petit ventre. Bon voilà, c’est bien mignon tout ça, mais c’est pas une vie ! Ni pour Bibou, ni pour nous ! Je n’avais pas dormi 4 heures de suite depuis sa naissance. Même la nuit où je l’ai laissé à mes parents pour qu’on aille à un mariage, je me suis couchée à 4h30 !

Pour autant, même si le voyage a dû perturber certaines choses en lui (ou pas, c’est peut-être complètement décorrelé finalement), je ne peux pas regretter cette aventure et ces découvertes. Je pense que sur le long terme, ça apportera que du positif à bébé, et ça ne nous empêchera jamais de voyager ! D’ailleurs, c’est à chaque fois pendant les voyages/vacances/changement d’environnement que bibou fait de nouvelles acquisitions ! C’est aussi très stimulant pour eux.

La goutte d'eau

La goutte d’eau, c’était samedi soir. J’ai accumulé pas mal de fatigue ces 9 derniers mois (le dernier mois de grossesse a été quand même fatigant : remontées acides, roulades dans le lit pour bouger, mal de dos…).

Samedi soir, c’est l’heure du repas, et encore une fois, il crise dans sa chaise d’un coup d’un seul et ne veut pas manger (alors qu’il mangeait tout avant les vacances). Impossible de lui faire avaler quoi que ce soit, il se met dans des états pas possibles (que je sens certainement amplifiés au vu de ma fatigue et de ma patience limitée). 

Je commence gentiment en lui expliquant que je ne comprends pas. Que pourtant il mange peu en ce moment, qu’il doit avoir faim. Que la purée de panais c’est ce qu’il préfère en ce moment, et qu’on peut même passer directement à la petite compote, s’il n’en veut pas. Mais il continue de se tordre dans tous les sens et à hurler. Et d’un coup j’explose, il me soûle, je me lève et je pleure à chaudes larmes. Je lui dis que je ne sais plus quoi faire avec lui et que je suis à bout. Mister G. prend le relais, quant à moi, je vais pleurer dans la salle de bain.

Et pour la première fois, j’entends que lui non plus n’est pas patient. Il hausse le ton, et lui dit qu’il nous énerve à ne pas manger et ne pas dormir. Croyez-moi, c’est très difficile pour moi de vous dire ça, car c’est très personnel mais aussi douloureux pour moi de l’avouer. Mais c’est nécessaire. Pour moi, parce que je veux être franche avec vous, pour vous raconter une histoire honnête. Et pour vous, que vous sachiez que vous n’êtes pas seuls non plus. 

La remise en question du sommeil de bébé.

La semaine dernière, je reçois un audio WhatsApp de Marie-Astrid, une amie canadienne qui me dit que ce n’est plus possible mes nuits. Que là, il faut que je dorme, Mister G. aussi et qu’Andrea aussi. Ouais, je me suis faite embrouillée un peu. Mais vous savez quoi ? J’en avais besoin. D’un bon coup de pied aux fesses ! J’en avais besoin parce que j’étais dans ma zone de “confort”, à ne rien remettre en question et de me laisser subir la situation, comme si c’était une fatalité. Alors que non ! Un bébé qui ne dort pas ne devrait pas être fatalité ! Il faut remettre des choses en question, tout le temps, et tester de nouvelles astuces. On ne peut pas juste céder et accepter douloureusement la situation. 

Je vous raconte ça mais parfois, je disais même à Mister G. : “ce soir je suis en forme, s’il se réveille, je gère tranquille. J’ai le mindset là !“. Pour à 4 heures du matin, crier sur l’enfant : “mais j’ai tout fait là ! Pourquoi tu ne dors pas ? Tu es fatigué, et maman aussi !“. Et puis, laisser la place à Mister G. pour que je puisse aller pleurer, sans pouvoir dormir tellement la culpabilité me rongeait. Vous connaissez ça aussi, non ? J’espère ne pas être la seule en tout cas !

J’écoute le long audio de Marie-Astrid seulement plusieurs jours après, et nous échangeons sur tout ce qu’elle me dit. Je suis à la fois curieuse d’écouter ses conseils, car à bout, mais plus que sceptique sur ses méthodes. Ce qu’elle me dit, c’est un peu tout ce que je ne voulais pas pour Andrea, finalement. Elle a payé (cher) de nombreux spécialistes en sommeil pour avoir des astuces pour faire dormir ses enfants !

Nous avons toujours été dans la bienveillance avec Andrea. Patients, à son écoute, on ne l’a jamais laissé pleurer et on ne veut pas du tout le faire. Parce que oui, c’est dur pour nous, mais pour lui aussi ! Ce n’est pas facile d’être un bébé, il aimerait certainement s’exprimer et faire des choses qu’il ne peut pas encore à son âge. Tout ça c’est sûrement frustrant pour lui !

Les recommandations de la mama canadienne

J’étais obligée de vous faire un article de blog, et pas juste un post sur mon compte Instagram. Parce que c’est un sujet trop délicat, propre à chacun, rempli de nuances, et surtout surtout, très important. Je ne peux pas aborder mon expérience de manière superficielle, de peur d’être mal comprise. Je pense à vous mais aussi à vos bébés, et je ne voudrais pas que vous appliquiez tout “bêtement” mes conseils en espérant que la magie opère, sans rester à l’écoute de votre bébé chaton. Ca paraît bien sûr évident, mais quand même, je préférais le souligner 🙂

Quoi qu’il arrive, s’il y a une chose à retenir pour prendre de la hauteur à chaque fois, c’est de rester à l’écoute de votre bébé et de la relation que vous avez construite ensemble. Pour qu’à tout moment, vous puissiez dire stop. Ca ne me va pas, ça ne lui va pas. Je pense que ce n’est pas bon pour lui. Vous savez ce qui est bon pour vous et pour votre bébé. Malgré tous les conseils que vous allez recevoir toute votre vie sur votre grossesse et maternité, les gens vous diront qu’ils savent mieux que vous, mais n’oubliez pas que c’est VOTRE bébé. Même le pédiatre ne saura pas mieux que vous certaines choses. Faites-vous confiance, écoutez les autres mais piochez seulement dans ce que vous pensez être bon pour vous et bébé chat. Voilà, maintenant, c’est parti !

1) Le rituel du soir

C’est tout bête, hein. Mais bébé, à part se baser sur la luminosité, il n’a pas trop de repères à part les rituels que vous allez mettre en place. Et encore ! La luminosité en ce moment, à 8 heures du matin il fait encore nuit et à 17 heures aussi. Un peu compliqué pour lui de comprendre quand dormir. Du coup, les mêmes gestes, les mêmes paroles, sont une manière pour lui de comprendre vers quoi il va aller : le dodo !

Ce n’est pas forcément quelque chose qu’on faisait avec Andrea, la routine du soir. Entre le voyage et le jetlag, l’introduction des repas le soir, la poussée dentaire, le rhume, l’angoisse de la séparation et les sorties avec les amis et la famille, le rituel était un peu bâclé. Et pourtant, parfois il faut se remettre en tête qu’on est parents, que parfois ça passe en premier et que bébé a besoin d’un petit temps de structuration. A vous d’instaurer une routine, toujours la même chose à la même cadence, qu’il saura reconnaître comme le début du coucher. 

Appliqué à Andrea

En ce qui nous concerne, on récupère Andrea à 18 heures. On a donc un moment jeux ensemble, plutôt dynamique. On danse, on rigole, il avance avec son chariot. Bref, c’est actif et c’est un moment privilégié où je suis complètement avec lui.

A 18h30, je le mets dans sa chaise haute, je lui donne un carré GoodGoût à la mangue pour le faire patienter, pendant que je réchauffe son repas. Il prend une petite portion de purée, puis une petite compote ou brassée.

A 18h50, direction la salle de bain. Je pense que c’est l’un des moments préférés dans la journée d’Andrea (et le mien aussi). Je lui retire ses vêtements pendant que je fais couler l’eau du bain, ce qui lui permet d’être debout et d’observer ce qu’il se prépare. L’allonger sur la table à langer, c’est plus d’actu par ici (sauf pour le changement de couches évidemment) ! Le bain dure maintenant 15 bonnes minutes. Je rajoute de l’eau chaude au fur et à mesure. J’ai bien remarqué une différence entre le bain expéditif de 5min, et le bain plaisir de 3 fois plus longtemps. Il aime autant que ça le fatigue !

19h15, l’heure d’aller dans la chambre. Je le mets en pyjama, tant bien que mal. Et puis nous jouons à des jeux plus calmes, avec papa aussi. 

19h30, petite cuillère de Pediakid Sommeil (cf point juste en dessous !), 30 minutes avant le dodo.

19h45, dernière tétée avant l’extinction des feux. J’éteins la lumière de la chambre et je mets sa petite veilleuse. Je suis en sevrage, c’est la fin de l’allaitement (je vous en reparlerai, mais c’est mon choix d’arrêter à 9 mois, je suis très contente et ça se passe très bien), il ne reste plus que deux tétées par jour (matin et soir). Du coup, plus de téléphone, juste des regards tendres et des câlins. C’est l’avantage de l’allaitement mixte, les tétées restantes sont des tétées plaisir et pas juste nutritives. Je suis 100% avec lui. Mais croyez-moi, ça fait 8 mois que j’ai mon téléphone dans une main et l’enfant dans l’autre ! 

20h00, il ne s’endort plus au sein, il me fait juste comprendre par des gazouillis qu’il a terminé. Je lui explique que c’est l’heure d’aller dormir, que je l’aime et qu’une bonne nuit bien reposante l’attend. Qu’il faut qu’il se rappelle notre pacte depuis sa naissance, qu’on se fait confiance et que quand il a besoin de moi, je suis juste à côté. Mais que je dois aussi pouvoir lui faire confiance et qu’il doit dormir. Un bisou, je le pose, avec la tétine dans la bouche (nous reviendrons sur ce point plus tard), et je sors illico de la chambre. Je n’ai pas l’habitude du lit fermé, et le regarder de haut ne me met pas du tout à l’aise. Car oui, vous l’aurez compris, nous avons testé le lit en toile, pour mieux le canaliser et éviter les évasions nocturnes. Je reviens sur ce point plus bas !

2) Pediakid sommeil

Bouuuuh, elle donne des trucs à bébé pour qu’il dorme. Héhé, oui ça c’était moi. Sauf que là, c’est THE marque (d’ailleurs si vous devez changer de vitamine D, prenez le pediakid, si la composition est identique, les excipients sont beaucoup plus clean ici, ne laissez pas le pharmacien vous berner quand il vous dit que toutes les vitamines D sont pareilles !). Bref, aucune cochonnerie dans ce sirop, tout est naturel et on peut donner une cuillère à café à bébé, à partir du moment où il est diversifié. Cela favorise l’endormissement et un sommeil naturel et réparateur. C’est pas magique, mais couplé à d’autres rituels, ça peut aider. A proposer en cure, bien entendu. 

J’utilise la pipette du doliprane pour lui donner, ça reste plus facile. Je tire une quantité d’environ 4,5kgs. J’essaye aussi d’en prendre pour moi, sauf que je trouve ça dégueu. Mais bon, Bibou a l’air d’aimer ça ! Je lui en donne donc 30 minutes avant l’heure du dodo.

3) La méthode 5-10-15

Je vous le dis tout de suite. Ce n’est pas du tout recommandé. C’est prouvé que neurologiquement parlant, ce n’est pas bon pour bébé. Des études ont prouvé que laisser pleurer un bébé, et ce alors qu’il n’a pas encore la notion du temps notamment, peut causer d’importants dommages sur le développement de son petit cerveau. Certes, au fur et à mesure les pleurs s’estompent, mais l’hormone du stress, elle, est toujours présente en eux. En fait, ils comprennent juste que pleurer fort ne résoudra pas leur problème. Et juste de savoir ça, ça me déchire le coeur de maman. Je me suis toujours dit que je ne fais pas un enfant pour le laisser pleurer, que c’est ridicule. Je le pense toujours d’ailleurs. 

Et ici, je vais être obligée de nuancer. C’est très important. Parce que l’éducation bienveillante, parfois, elle a bon dos. Quand on ne dort que 2x2h par nuit. Que le linge sale ne finit jamais d’augmenter. Que l’appartement n’est jamais rangé/nettoyé. Que le boulot n’a pas été toujours terminé. Que bébé ne mange pas. Que bébé ne dort pas. Que la pause pipi n’est plus une pause, mais un passage éclair. Que le matin il faut faire des choix entre prendre une douche, se maquiller, vider le lave-vaisselle ou manger un bout…

Du coup, j’ai écouté ma copine canadienne jusqu’au bout. Car sa méthode a fonctionné sur ses deux enfants qui sont maintenant grands et se portent très bien. Et qu’elle a aussi conseillé le prof de son fils, qui lui aussi vivait la même chose. Bien sûr, ça a fonctionné. Cette méthode fait effet entre 3 et 7 jours, si elle est bien appliquée (mais bon… vous pouvez déjà tester avec vos règles à vous, pour éviter de laisser hurler bébé). Je vous explique tout !

Appliquée à Andrea

Dimanche soir, nous avons donc tenté la méthode 5-10-15 légèrement revisitée. Le principe, normalement, c’est de laisser pleurer bébé 5mn dans son lit, avant de venir le rassurer avec la voix seulement, sans le toucher. Vous lui expliquez qu’il doit dormir et que vous l’aimez. Puis, vous sortez de la chambre et le laissez pleurer 10mn cette fois-ci, avant de revenir pour lui dire sensiblement la même chose. Puis s’il continue encore, vous attendez 15mn avant d’intervenir de nouveau. Oui, c’est horrible. Affreux. 

Et pour que nous puissions l’appliquer, ou en tout cas voir ce que ça donnait, il nous fallait un lit fermé. Car je ne sais pas si c’est notre visite à Alcatraz, mais Bibou pratiquait l’évasion de cellule nocturne à merveille. A peine les yeux ouverts, il se mettait à 4 pattes en pleurant et très vite arrivait dans notre chambre. Alors qu’il était juste entre deux cycles de sommeil en fait ! C’est un peu la limite du lit au sol, je trouve. Mais là, encore une fois, tout n’est pas blanc ou noir. C’est gris ! Nous mettons de côté le lit au sol pour le moment, le temps que l’apprentissage du sommeil soit bien mis en place. Pour nous ça se passe comme ça, mais pour d’autres ça peut être complètement l’inverse !

Nous avons donc demandé l’autorisation à notre co-famille d’utiliser leur lit parapluie Babybjörn (top d’ailleurs, je le conseille, nous allons l’acheter dans les prochains jours). Nous avons mis nos draps à nous, et après le rituel/la routine du soir, nous l’avons couché. Et nous sommes partis. Un bisou, un je t’aime, un câlin. Et à demain Andrea. Si tu as besoin de nous, tu sais qu’on est là. Mais là, tu es fatigué et maman et papa aussi. 

Nous sommes partis, et forcément, ce n’était pas comme d’habitude, alors il y a eu des chouinements. Pas vraiment des pleurs. Je pense que je n’aurais pas supporté les hurlements de détresse et qu’on aurait vite écourté l’expérience. Et c’est là où j’ai besoin de vous préciser qu’il faut être à l’écoute des pleurs. Vous seuls savez reconnaître les pleurs de douleur, de détresse, de votre enfant. Je ne vous cache pas que c’est ce que mon amie canadienne a fait. Mais là encore, elle était à bout. Je ne suis pas certaine que prendre tout de suite bébé quand il hurle à la mort, et vous de tenir sur les nerfs uniquement, soit une bonne chose non plus. C’est paradoxal tout ça, mais juste, écoutez-vous ! Tentez des choses si vous pensez que la situation n’est pas “normale”, tout en restant alerte sur les émotions de toute la famille. 

Revenons à nos moutons. Andrea chouinait mais rien de fou-fou, on voyait qu’il n’était pas du tout en détresse. Sauf que d’habitude, on venait toujours à ce moment là, même pendant les petits pleurs de “je sais pas ce que je veux, mais je tente quelque chose”. Nous avons donc attendu 4-5 minutes, et Mister G. est allé le replacer et lui mettre la tétine, lui dire qu’on l’aimait, qu’on avait confiance en lui, qu’il allait y arriver, et qu’il se sentirait beaucoup mieux après une bonne nuit de sommeil. Nous dînons, le vidéo-phone en face de nous, avec Andrea qui continue ses petits chouinements. Pendant 6 minutes, 7 minutes… Puis, à 8 minutes, on entend plus rien. Andrea s’est endormi sur le ventre, après avoir fait 10 fois le tour du lit. Le lit en toile est top car bébé se frotte la tête un peu partout pour se bercer on dirait, c’est plus confortable que les barreaux du lit on dirait ! Il est 20 heures, nous ne crions pas victoire, mais nous sommes heureux. Car ce n’était pas si difficile, et personne n’a été en détresse. Ouf 🙂

Dans la nuit, comme d’habitude, il s’agite un peu, mais le lit en toile le contient, il se frotte la tête et se rendort illico. Nous avons un réveil à 1h du matin, nous appliquons de nouveau les 5-10-15, mais plutôt en 3-5-8, car entre temps, on a su qu’avant 12 mois c’était encore moins bon pour bébé, et qu’il fallait adapter (ben oui, rien n’est jamais assez bien toute façon). Mister G. se lève à la 3-4ème minute, je lui dis stoppe quand il est dans le couloir. Andrea s’est rendormi. Jusqu’au petit matin, où nous sommes allés le chercher de bonne humeur, avec de gros câlins et en le félicitant. Il était tellement heureux, et nous aussi !

Lundi soir, même rituel. Sauf qu’on n’a aucun pleurs, juste des “da da da”. Du coup, on n’intervient pas. La méthode des 5-10-15 c’est d’intervenir quand bébé pleure. Je demande à Marie-Astrid pour être sûre : “let him play”. Ok. On dîne, et 20h04, soit 6 minutes après le coucher, il s’est endormi. Aucun réveil dans la nuit jusqu’au petit matin. Nous refaisons la fête, des câlins, des bisous, des jeux, nous dansons. On est heureux. On est tous reposés. Andrea surtout, qui fait des siestes de compétition en plus des nuits. Il a toujours bien dormi en journée, mais là ! On est à 3-4h de sieste par jour, en plus des nuits de 10-12 heures. Plus bébé dort, plus il dort ! Et c’est là où il développe son cerveau, donc bébé doit dormir !

Mardi soir, Andrea dîne peu. Même rituel, 20h au lit. Il tourne 5 minutes à peine dans le lit. Comme à chaque fois, j’échange avec mon père par texto. Il a accès au lien de partage de la caméra du babyphone Lollipop, de l’enfant. Lui non plus ne laisse jamais bébé pleurer. Le premier soir, ça lui paraissait de la torture (c’est un papi, c’est dans l’exagération). Et puis quelques minutes plus tard, il était heureux de voir son petit-fils endormi paisiblement. Cette nuit-là, nous avons eu un réveil à 5h. J’ai attendu 5 minutes, mais les pleurs, même si ce n’était pas de la détresse, avaient une autre signification : la faim. Une longue tétée plus tard, Andrea me regarde et s’endort à moitié. Je le sens plus paisible que d’habitude. Je tente de le recoucher en me disant qu’au pire, je le prendrai dans le lit. Il continue de me regarder, puis toune la tête sur son coussin d’allaitement, et s’endort. Comme ça, c’est tout. J’y crois à peine.

Mercredi soir, je suis seule avec Andrea. Routine habituelle, puis il est 19h50, je le pose et sors immédiatement. Moi, je préfère faire comme ça ! Et ça lui va on dirait. Pas de pleurs, ça gazouille et au bout de 9 minutes, il est endormi. Je n’avais même pas remarqué, c’est mon père qui m’a envoyé un message pour me le dire. Les voisins décident de percer dans le mur à 20h30, ça résonne dans tout l’appartement. Andrea remue mais se rendort. Ils continuent. Je vais frapper (3 fois), ils ne répondent pas. C’est quoi ce délire de faire les sauvages (alors qu’on se tutoie et tout hein), à faire genre on n’est pas là ?? Vive Paris et son individualisme. Mais bon, ils finissent par arrêter. Andrea fera 20h-7h sans aucun réveil, pleurs, tétée. Super humeur au réveil, on dirait que l’apprentissage fonctionne !

Jeudi soir, again, super nuit. Bibou a fait sa dernière sieste à 14h du coup il est HS et s’endort comme une masse à 20h00. Jusqu’à 7h non stop !

4) La tétine

Je vous donne les conseils de la mama canadienne. Les consultantes qu’elle a pu rencontrer, lui ont dit de prendre toutes les tétines, et d’aller les mettre dans la poubelle à l’extérieur de chez eux. Pour ma part, nous avons toujours la tétine par ici, et ne comptons pour le moment pas nous en débarrasser. Pourquoi ? Parce que depuis que Bibou a la tétine (environ 6 semaines, quand le besoin de succion, pour se rassurer, était trop fort, pendant ses angoisses nocturnes), il ne la prend juste que pour s’endormir. S’il la perd en route, ou la propulse (oui, c’est un vrai sport chez les bébés ça), ça ne le dérangera pas pour se rendormir. 

Je vais être moins radicale que ma mama canadienne, la “suce” ‘est une vraie question à vous poser. Ca peut l’aider à dormir, mais ça peut engendrer aussi de nombreux réveils nocturnes pour vous, si bébé ne peut pas s’en passer. Pour elle, le sevrage c’est d’un coup. A vous de voir 🙂 Chacun sa méthode ! Certains bébés ont la chance de savoir retrouver seuls leur tétine dans leur lit. Parfois, les parents en mettent 4 ou 5 dans le lit. Il y en a aussi des fluorescentes !

Vos retours de mamans, sur Instagram

J’ai sélectionné quelques conseils de mamans pour l’endormissement et sommeil de bébé. Si mes petites techniques ne fonctionnent pas, pour plein de raisons, sur votre bébé, vous en avez d’autres par ici ! J’ai fait le tri, mais beaucoup de témoignages se rejoignent finalement.

1) Rester vigilants aux signes de fatigue de bébé

En plus des rituels, on observe si bébé ne se frotte pas les yeux, les oreilles. S’il ne se balance pas en arrière, ou pleure en s’agaçant. 

2) Une pièce très peu, voire pas éclairée

C’est d’ailleurs ce que me conseillait ma super mama : éteindre toutes les lumières. Encore une fois, à vous de tester différentes choses. Ce qui vous étonne vous, pourrait très bien plaire à votre bébé !

3) Des bruits blancs

Des applications bébé, Spotify, youtube ou même votre babyphone s’il a l’option. Tentez les bruits blancs pour endormir bébé… Chez nous, sur téléphone ça ne fonctionne pas, mais le bruit du sèche-linge fait des miracles !

4) Lui chanter une berceuse

Toujours la même, une très lancinante de préférence ! Plus c’est soporifique, plus ils aiment. Et le fait que ce soit la même à chaque fois, avant le coucher, ils sauront vite l’associer au dodo.

5) Eviter les stimulations 1h avant le coucher

Télé, musique, portable, jouets bruyants ou lumineux… C’est peut-être l’heure de lire une histoire toute simplement. 

6) Câlins et bercement sur une gymball

Vous avez tout essayé pour le bercement, mais pourquoi pas une gymball ? Si vous avez gardé celle de votre grossesse, tentez les papouilles sur le crâne tout en vous balançant sur la balle.

7) Coucher bébé plus tôt

Vous avez choisi de coucher l’enfant à 20 heures, mais peut-être serait-il prêt à 19 heures ? Encore une fois, testez de nouvelles choses pendant quelques jours. Vous saurez rapidement ce qui coince !

Et voilà.

Je pense que le conseil qui revient le plus souvent c’est : LE RITUEL DU SOIR. Faites comprendre à son petit cerveau et son petit corps que par les mêmes gestes, les mêmes paroles, on en vient au même résultat : le dodo ! 

Voilà, j’espère que ce long article ne vous sera pas trop lourd à digérer. Hâte d’avoir vos retours, mais surtout n’oubliez pas : RESTEZ À L’ÉCOUTE DE BÉBÉ. Faites-le en fonction de lui, de vous. Pas des autres. Vous avez le droit d’être fatigués, à bout, impatients. Vous avez le droit de tester des choses par lesquelles vous n’étiez pas forcément tentés. Rappelez-vous, la vie ce n’est pas blanc ou noir, le plus souvent c’est gris !

Patience, le sommeil est un apprentissage, ça finira par arriver. Ne vous confortez pas dans une situation qui ne vous plaît pas, et ne convient pas à votre bébé, testez des choses ! Et surtout, prenez soin de vous 🙂

Love,

Ayline

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2 comments

  1. Bonjour,
    Pour aider bébé à s’endormir j’utilise un My Hummy. Je l’avais acheté pour ma fille il y a 2 ans un vrai succès et pareil pour le petit deuxième ;-). Les bruits blancs sont super pour l’endormissement (enfin pour mes petits bouts ça fonctionne bien) et ça permet également d’éviter les ondes du téléphone à proximité de l’enfant. Même en co-dodo ça n’est pas dérangeant, le bruit des vagues c’est le meilleur des somnifères!!! C’est un petit investissement mais ça aide autant les enfants que les parents à passer de bonnes nuits!

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