Just married : témoignage de mon mariage (part 1)

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Mercredi 20 juin.

J’ai l’impression que tout commence réellement aujourd’hui. Récupérer les copains de Martinique à Orly, charger l’utilitaire pour toute la déco du mariage, puis direction le Château pour préparer la salle. Il fait lourd, peut-être même un peu trop. Je me dis que mes invités risquent d’avoir chaud, puis je balaye l’idée de la main et me dis que, décidément, je ne serais jamais contente.

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Opération installation de la déco

Arrivés au Château, nous retrouvons Angelina, la gérante du lieu, qui commence déjà à dresser les tables pour notre mariage, le vendredi 22 juin. C’est la première fois que Mister G. et moi voyons le Château de Reilly l’été. Forcément, nous sommes agréablement surpris de voir le parc si fleuri et de découvrir le magnifique saule pleureur sous lequel nous allons célébrer notre cérémonie laïque.

Trois heures plus tard, nous quittons le lieu juste après avoir répété notre ouverture de bal. Et franchement, ce n’était pas de trop car nous avons changé pas mal de choses pour toujours être bien orientés vers notre public !

Château de Reilly

Dernière ligne droite

A notre retour, Mister G. file chez le barbier et moi à l’Institut de beauté pour ma manucure et ma pédicure. Comme je suis du genre très girly avec les plus beaux ongles de la terre, je finis bien sûr par faire des extensions d’ongles en gel… (mes ongles sont merdiques, qu’on se le dise).

Deux heures trois quart plus tard, je rentre retrouver mon meilleur ami qui a fait le déplacement depuis le Koweit, juste pour mon mariage. Je le vois débarquer dans une Audi “je ne sais quel modèle mais il a l’air stylé dedans”, et nos retrouvailles m’ôtent toute appréhension pour le lendemain. Il est tard, on se fait un Deliveroo, et je m’empiffre d’une énorme pizza (balek, j’ai faim). Un moustique nous fait veiller jusqu’à 1h du matin, ce qui nous vaut un énorme fou-rire avant un dodo bien lourd ! No stress.

Jour 1 : Mariage civil à la Mairie

Un réveil animé

Jeudi 21 juin, 8 heures. 

Mon réveil sonne, je ne traîne pas au lit et ouvre les stores. Il fait moche, mais genre vraiment. Ca commence bien tout ça ! Je me lave, enfile simplement le haut de ma tenue et garde le bas pour plus tard, pensant que c’est une bonne idée pour éviter de le salir et de le froisser. 

Et la première galère de la journée commence : je me pète lamentablement un ongle. Le genre que l’on ne peut pas cacher hein, et simplement en défroissant mon jean en plus ! Tant qu’à faire c’est le majeur de la main gauche, la grande classe. Je me dis que l’ongle n’aura pas fait long feu, à peine 12 heures, c’est ballot ! 

Je file à l’Institut avec un peu d’avance, espérant un miracle alors que je sais pertinemment qu’à cette heure-ci, il y aura que mon coiffeur et la responsable. J’ai le bas de ma tenue dans un sachet de pressing, et un petit sac avec mes affaires de l’autre (ma carte d’identité surtout, qu’on ne me demandera même pas finalement).

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Moi, le matin du mariage, en voyant le temps dehors

Mes préparatifs : coiffure

Mon coiffeur est là en avance, comme moi. Dommage que ce soit la responsable qui ait les clés pour ouvrir le salon. En attendant, mon coiffeur panique devant mon ongle cassé et appelle la patronne (celle qui m’a fait la manucure hier). Elle habite à 1h20 de là, impossible donc pour elle de rattraper cette mini catastrophe. A 9 heures, mon coiffeur décide de m’installer pour ne pas perdre de temps sur ma coiffure. Je vois l’heure passer, et je commence à me dire que ça va être juste (en même temps, je m’en doutais un peu).

Je me marie à 10h30 à la mairie, et il est déjà 9h50 quand je sors en courant du premier institut pour aller dans le second, me faire maquiller. Je m’installe à 9h55 avant de me rendre compte que j’ai oublié le bas de ma tenue dans le premier salon… Je ressors espérant voir une tête connue et par chance, je vois Mademoiselle S. juste en face, devant mon fleuriste. Je lui crie : “Appelle le salon, trouve le numéro sur Internet ! J’ai oublié mon pantalon, faut aller le chercher !!”. Et je retourne dans l’Institut pour vraiment me faire maquiller. Dans 25 minutes, je dois être devant l’adjoint-maire. C’est chaud !

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Mes préparatifs : make-up

Mon esthéticienne, sereine, hausse juste un peu les sourcils en toussotant et me dit calmement : “ça va le faire, ne vous inquiétez pas”. Je la préviens de mon ongle cassé et de la probabilité qu’une esthéticienne de l’autre salon nous rejoigne pour le refaire (à ce moment-là, mon majeur est totalement nu, car entièrement limé… moyen, pour la séance couple d’après Mairie).

Bon, je crois sentir qu’elle n’est pas hyper ravie de la chose, ce que je peux comprendre, mais là je ne peux vraiment pas gérer les états d’âmes de tout le monde. A 10h15, je me retrouve donc à me faire maquiller par l’une, manucurer par l’autre. Grosse ambiance. Heureusement la jeune qui est venue pour mes mains est adorable et essaye de détendre l’atmosphère, finalement tout se passe très bien. Entre temps, la patronne de la veille arrive (oui, elle a fait 1h20 de route sur son jour off pour voir si l’ongle était bien réparé). Elle m’embrasse, elle est désolée. Je me sens choyée de partout, j’adore !

Mes préparatifs : la course

Mais l’heure passe, il est 10h28, je reçois un appel de la Mairie pour savoir où je suis (ils ne sont pas en retard ceux-là !). Je réponds que je suis juste en face et que : “j’arrive là, je sors”. Elle n’y croit pas trop, pas plus que moi d’ailleurs. Je me retrouve cul nu devant 5 personnes, pépouze, le temps que Mademoiselle C. me passe le pantalon et noue mes chaussures. Moi, mon ongle sèche dans le boîtier à UV, je ne peux rien faire.. On me demande si je veux de l’huile sur les ongles : “pas le temps, pas le teeeeeeemps”.

Je sors sans me regarder, ou à peine. Je vois Jéjé de l’autre côté de la route (un ami proche de mon frère qui a eu la gentillesse de nous mettre à disposition une énorme Mercedes “je ne sais pas quel modèle mais j’aurai l’air stylé dedans”). Il me sourit, et lui est plus décontracté que moi c’est sûr. Je hurle : “mais putain, monte dans la voiture et viens me chercher il est dix heures trente deuuuuuuuux !! ” (la fille insupportable).

On se retrouve tous les trois, avec Mademoiselle C., dans la Merco et le feu est vert, ouf… Le feu est vert, alors pourquoi Jéjé ralenti ? Pourquoi il s’arrête ? 

Mais tu fais quoi ? JE SUIS EN RETARD ET TU FREINES AU VERT TOI”. Il me dit de me calmer, ça ne marche pas. Du coup, il me demande si je veux qu’il passe au rouge. “Bah non, je veux rester en vie le jour de mon mariage quand même”. Mademoiselle C. me demande de déstresser et que là-bas, ils peuvent bien m’attendre quelques minutes. Je tourne la tête et regarde le feu en me disant que, décidément, il ne va jamais passer au vert. Et là je vois mon fleuriste… A cet instant, je repense à Mademoiselle S. qui me disait il y a quelques minutes : “j’ai récupéré les boutonnières pour les garçons, ton bouquet reste dans l’eau en attendant, n’oublie pas d’aller le récupérer”. OOPS !

Je bondis de la voiture en criant : “mon bouquet, mon bouquet !”. Bien sûr, le feu passe au vert, mais tant pis. J’entre comme une furie dans la boutique, les deux clientes me regardent comme une folle à lier (en même temps…). Je crie encore pour dire à mon fleuriste : “Stéphaaaaaane, mon bouqueeeeeet !! ”. Il me dit de me calmer (lol, sont mignons les gens hein), et me tend mon bouquet trempé : “attends, je vais te l’essuyer au moins”. Je lui arrache des mains en lui disant que je n’ai pas le temps. Le feu est toujours vert, c’est vous dire à quel point j’ai été rapide…

A 17 heures, on va dans le bar tout près de chez nous (bah oui, France-Pérou, on n’allait pas rater ça pour un mariage quand même). On est avec mon meilleur ami, jéjé, mon frère, mademoiselle B. et S. et son chéri. Je crois que je me suis rarement sentie aussi heureuse qu’à ce moment là… 19 heures, départ pour la chambre d’hôtes, mon frère et Mademoiselle B. sont de la partie. On passe une excellente soirée, un super festin au programme (comme d’habitude là-bas), et à 23h dodo ! Un sommeil lourd et profond pour Mister G. et moi, on est tellement détendus et heureux. Je me rends compte que ne pas tout faire dans une seule journée, même si cela demandait pas mal d’organisation et de dépenses supplémentaires, était une superbe idée pour atténuer le stress. Vendredi 22 juin, 8h30. Aujourd’hui, c’est le grand jour et il est accompagné d’un magnifique soleil...
Mon entrée dans la Mairie, par papounet qui matait par la fenêtre !

Jéjé tape une accélération de malade dans les rues de la ville. D’ailleurs, on peut avoir des problèmes après coup ? Non parce qu’entre ça, la ceinture de sécurité passée aux oubliettes, et les rues en sens interdit… Bref 10h36 devant la Mairie, je sors en courant et j’entends un scooter piler et dire : “Vous regardez jamais avant d’ouvrir la portière de la voiture !”. C’est pas moi, ouf. C’est Mademoiselle C. qui très détendue lui répond : “Oops, SORRY !”, de la manière la plus désinvolte qu’il soit. Je me marre, mais je cours quand même.

La jeune fille de l’accueil a un sourire un peu moqueur en m’indiquant le chemin, je pense qu’elle doit être habituée aux mariées en retard !

L'arrivée à la Mairie

Je croise un ami dans les escalier, puis je fais une entrée fracassante dans la magnifique salle de la Mairie. La marche dynamique à la Sex and the City, voyez ? Enfin c’est ce qu’on m’a dit. Et à partir de là, plus aucun stress de tout le mariage.

Bien sûr, Mister G. a eu le droit aux remarques lourdasses des copains, du style : “elle a changé d’avis, c’est sûr”. Finalement, Jéjé m’a dit après coup que l’adjoint-maire lui a fait des appels de phares en me laissant descendre, et qu’en fait c’était LUI qui était en retard (le coquinou)… On nous a lu 2 articles dans une seule phrase, puis il a parlé du développement de la ville et des nombreux travaux en ce moment, tout en précisant : “mais ce n’est pas à cause des travaux que Madame est en retard”. Waouuuuh, supeeeer ! Nous avons tous signé, et le tout était expédié en quoi… 15 ou 20 minutes.

Petite émotion après avoir dit oui, et en embrassant tous nos proches. Surtout mon oncle qui a décidé de s’effondrer à ce moment-là, et qui du coup m’a fait (un peu) craqué. Avec nos deux super héros, Cécile Bellu (notre photographe) et Selim Mahieu (notre vidéaste), nous allons faire une petite séance couple dans un parc tout près de là, pendant que nos invités rejoignent le restaurant.

Séance couple vidéo & photo

Nous avons adoré notre séance, déjà parce que Cécile et Selim ne travaillent pas forcément de la même façon, mais ils ont réussi (je pense) à s’accorder naturellement. Aucun désir de montrer sa supériorité à l’autre, juste une forte envie de faire ce qu’ils aiment : la photo pour l’une, la vidéo pour l’autre. C’était tellement un bon choix ! 

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Cécile Bellu Photography

Mais nous avons adoré surtout car le lieu était magnifique. En plus, Mister G. et moi avions plein de choses à nous raconter entre hier et ce matin, pratique pour que la séance paraisse plus naturelle. On a aussi bien rigolé car Jéjé, notre ami chauffeur, était présent à la séance et qu’il avait toujours une blagounette à nous faire. Comme par exemple : “met la langue, met la langue”, quand Selim nous demandait de nous embrasser. Du coup, j’ai vraiment hâte de voir les photos et les vidéos !

11h45, fin de la séance. Direction le restaurant pour rejoindre nos invités, nous avons pu déjeuner et faire quelques discours, tout en ayant un superbe temps. D’ailleurs à ce propos, dès la sortie de la Mairie, le soleil a pointé le bout de son nez. Le matin c’était juste une fausse alerte, tout comme le petit crachin à 9h45

Dernière soirée avant le big day

Vers 16 heures, les invités commencent à partir petit à petit, nous les retrouverons le lendemain pour le big day. Mister G. et moi rentrons en vitesse pour rassembler nos affaires, nous dormons dans notre chambre d’hôtes préférée à La Clé des Champs (oui je sais, je vous soule tout le temps avec ça, mais j’aime trop). Coup de bol, elle est à 30 minutes du Château ! Nous aimons tellement l’endroit et la famille qui le gère qu’on s’est dit que c’était une merveilleuse idée d’y aller entre nos deux journées mariage. On s’y sent comme à la maison.

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La clé des champs - Suzay

A 17 heures, on va dans le bar tout près de chez nous (bah oui, France-Pérou, on n’allait pas rater ça pour un mariage quand même). On est encore un bon petit groupe, et je crois que je me suis rarement sentie aussi heureuse qu’à ce moment là… Mariée et entourée d’une partie de ma famille, de mon meilleur ami que je vois très peu, et d’autres amis proches.

19 heures, départ pour la chambre d’hôtes, mon frère et Mademoiselle B. sont de la partie. On passe une excellente soirée, un super festin au programme (comme d’habitude là-bas), et à 23h dodo ! Un sommeil lourd et profond pour Mister G. et moi, on est tellement détendus et heureux. Je me rends compte que de ne pas tout faire dans une seule journée, même si cela demandait pas mal d’organisation et de dépenses supplémentaires, était une superbe idée pour atténuer le stress.

Vendredi 22 juin, 8h30. 

Aujourd’hui, c’est le grand jour et il est accompagné d’un magnifique soleil… (suite au prochain article).

Love,

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5 comments

  1. Ahahahaha mais cette histoire je te jure ? Vous pourriez faire un sacré feuilleton sur cette première journée. Ou une BD comique en guise de rappel 10 ans plus tard. Une journée intense dès le départ.
    Je garde en tête que ton ami Jéjé a senti le coup du bouquet pour freiner au vert ? Comme quoi…

    Très heureuse pour vous en fait après avoir lu ces mots. Il me tarde de lire the big Day. Et peut-être d’avoir un aperçu de cette ouverture de bal si tu la diffuses.

    1. Oui !! Avec le recul je me dis que c’était bcp d’émotions tout ça, mais sur le moment on a tellement pas envie de passer à côté du mariage qu’on profite à fond et qu’on relativise bcp 🙂 Merci ma belle !!

    1. Merci Alise ! J’ai voulu avoir un style totalement différent du lendemain :)) Quant à ma tenue civile elle vient de différents endroits :
      – La veste : Ivyrevel chez Asos
      – Top : Ted Baker
      – Pantalon : IKKS
      – Chaussures : Steve Madden

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