L’omerta de l’allaitement maternel (3/3)

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Avant de commencer, sachez que j’ai mis un moment avant de me lancer dans la rédaction de cet article. Et pour cause, je me livre entièrement sur cette difficile expérience de l’allaitement maternel, que je commence tout juste à apprivoiser aujourd’hui, 6 semaines après la naissance d’Andrea. D’avance, je préfère prévenir les futures mamans qui passent par là, que cela pourrait influencer votre choix (d’un côté, comme de l’autre), concernant l’allaitement maternel exclusif. Je n’assumerai pas d’endosser ce rôle, j’espère donc que seules les plus averties ou les plus motivées, liront cet article !

Je vous racontais mon accouchement, qui s’est tellement bien passé que c’était le monde des bisounours. On va contre-balancer tout ça avec un allaitement maternel terrible, ou en tout cas, sa mise en place ! Une douloureuse aventure, dont j’étais loin de me douter, malgré beaucoup de recherches en amont… Il était important pour moi d’apporter mon témoignage en toute transparence, afin que l’on sache un peu plus à quoi s’attendre lorsqu’on prend la décision d’allaiter. Avec le recul, j’aurais aimé en savoir plus, je crois. Soit pour être mieux préparée, soit pour prendre rapidement la décision de donner le biberon. Je ne sais pas trop… 

Je lève le voile sur l’allaitement maternel en vous partageant mon expérience. Je consacre deux articles sur le sujet : le premier sur l’allaitement maternel à la maternité, le second sur l’allaitement maternel à la maison.

Mon désir d'allaiter mon bébé

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu passer par l’allaitement maternel pour mon enfant. On en connaît suffisamment les bienfaits, pour le bébé et pour la maman. Concrètement, il n’y a rien de mieux que l’allaitement maternel pour bébé. Je ne m’étendrai pas plus sur le sujet, l’article va être suffisamment long comme ça ! Pour en savoir plus sur l’impact de l’allaitement, cliquez sur le lien.

Toutefois, peut-être pour me rassurer, je me disais que si cela ne fonctionnait pas pour moi, je passerai aux biberons. Tout simplement. Et qu’au final, Mister G. pourrait aussi nourrir Andrea, et que ce moment privilégié pourrait être vécu à deux. Je ne mettais pas du tout de pression par rapport à ça. Même si, au fond de moi, je savais que j’arriverai à allaiter, comme je savais que ma grossesse et mon accouchement se passeraient bien.

Voilà pour la théorie. Pour la pratique, on est loin du compte…

Retour dans la chambre 324

Je sors de la salle d’accouchement en fauteuil roulant, Andrea enroulé dans une couverture et dans mes bras. L’infirmière puéricultrice me fait traverser le couloir où je croise le regard bienveillant de nombreux papas, prêts à vivre la même chose avec leur femme. On se sourit, je me sens tellement bien (pour le moment). Je ne pensais pas que mon accouchement serait si beau, si facile. Je sais que ce n’est pas le cas pour toutes, alors je prends conscience de la chance que j’ai.

Nous prenons l’ascenseur et arrivons devant la porte numéro 324, qui sera ma chambre d’aujourd’hui lundi 1er avril, jusqu’au samedi 6 avril. Nous avons passé deux heures en salle d’accouchement, après la fameuse délivrance, mais Andrea n’a pas encore mangé. Son estomac, me dit-on, est encore plein, puisqu’il était encore dans son liquide amniotique il y a peu de temps. Je lirai plus tard, qu’il est mieux de mettre bébé au sein dès la première heure de vie.

Je m’installe tranquillement dans ma chambre, je n’ai aucune peine à me lever. Je ne sais pas si c’est l’adrénaline ou juste le fait que je me sente bien après l’accouchement. Peut-être un peu des deux. On ne tarde pas à me demander si je veux allaiter ou si on passe directement au biberon, ou encore si je veux simplement faire une tétée de bienvenue. Je fais part à la sage-femme mon envie d’allaiter de manière exclusive. Débute alors une mise au sein laborieuse…

Pendant les deux/trois premiers jours, je savais que l’allaitement serait un peu particulier car la montée de lait n’a pas encore lieu. A la place, chaque femme qui vient de donner naissance, exprime un liquide jaunâtre, appelé le colostrum. Première chose que je ne savais pas sur le colostrum, il y en a que très peu ! Etant très “gras” et nutritif, presque quelques gouttes suffiraient visiblement à nourrir l’enfant (en multipliant les tétées).

Première mise au sein

Une auxiliaire en puériculture me conseille la position de la Madone pour une première mise au sein. Andrea sait visiblement bien ouvrir la bouche et retrousser ses lèvres comme il faut, pour autant les premiers instants sont douloureux. Je n’ai d’ailleurs même pas l’impression que quoi que ce soit sorte. Il tire de plus en plus, je pense que même si tout est bien mis en place à ce moment, c’est beaucoup de changement pour mon corps. Je sens mon bout de sein s’endolorir, et devenir très sensible. 

Je remarque quand même qu’Andrea s’endort automatiquement au sein. Obligée de le stimuler toutes les dix secondes à peine. Le pauvre, je fais à peine connaissance avec lui, et voilà que je l’embête déjà. C’est donc ça nos premiers échanges à deux… Une maman qui le sur-stimule pour le nourrir, chose totalement nouvelle pour lui qui avait buffet à volonté, encore quelques heures plus tôt… Autre soucis du côté d’Andrea, il tète plusieurs fois (environ 8 à 12 fois), avant de déglutir une fois ! On peut dire que ce n’est pas une tétée efficace. En plus de cela, les tétées sont très rapides, environ 10 minutes. Rien d’encourageant donc, je commence à me poser des questions pour la suite.

Des premières tétées compliquées

Au fur et à mesure de la journée, cela devient tellement douloureux qu’on me donne une petite cuillère blanche en plastique pour extraire mon colostrum, et pour le lui donner directement avec. Ca me fait tellement mal de presser mon sein, et décourageant aussi, puisque je n’arrive qu’à sortir deux ou trois gouttes seulement. Malgré tout, il n’a aucun mal à prendre ces pauvres petites gouttes à la cuillère. Bébé a faim…

Et puis, le personnel médical se multiplie. Sage-femmes, infirmières, auxiliaires, toutes plus bienveillantes les unes que les autres. Je demande conseil à chacune d’entre elles, et même si les informations deviennent répétitives, je me dis que c’est à chaque fois une chance de plus pour moi d’apprendre et, in fine, de réussir mon allaitement maternel. 

Elles n’ont aucun mal à prendre certaines libertés, comme attraper mon sein comme un vulgaire bout de viande, le presser comme un citron, puis faire la technique du “hamburger” (ou la technique en “C”) et mettre le sein à la bouche de mon fils. Mon image de femme est réduite à celle de mère qui doit nourrir son enfant. Et pour autant, cela me va totalement. Pour le moment. Je veux vraiment y arriver, et je ne vois pas comment ce serait possible sans passer par tout ça. Sans compter qu’elles le font pour le même objectif que moi. 

Je sais que c’est quelque chose qui a refroidi pas mal de mes amies, cette liberté qu’elles ont de s’accaparer notre poitrine comme ça… Mais je pense que ça fait un peu partie du jeu. Pour le coup, elles ont plus de facilité à extraire mon colostrum que moi. En tout cas, moi, ça me rassurait. Il doit y avoir 4 ou 5 personnes différentes par jour qui venaient me voir, pour diverses raisons, et à chaque fois je leur demandais les mêmes conseils. Nouvelle position pour allaiter, conseils pour avoir le bout de sein moins rouge et moins douloureux, etc. La bonne nouvelle, c’est que je n’ai pas (et n’aurai pas) de crevasses… C’est dire si la mise en bouche d’Andrea est correct. 

Oui, parce que l’allaitement maternel ce n’est pas juste la maman d’un côté et le bébé de l’autre. C’est aussi l’histoire d’une rencontre, où l’on fait connaissance, et où l’on s’adapte à l’autre petit à petit. Cela prend du temps. L’allaitement maternel est peut-être naturel, mais il n’a rien d’inné ! La société a dû bien évoluer pour que nous perdions notre instinct animal, et que cela soit devenu si difficile pour nous…

Première remise en question

Forcément, le premier jour Andrea perd du poids. 70g. Rien d’inquiétant, les nouveaux-nés peuvent perdre jusqu’à 10% de leur poids à la naissance, sans que cela inquiète. Et à condition qu’ils reprennent rapidement au moment de la sortie de la maternité. L’équipe est tellement bienveillante qu’on me dit que c’est l’accouchement qui rend K.O. bébé et qu’il a besoin de dormir. Que c’est tout à fait normal. Cela me rassure, et j’y crois. Le lendemain, nouvelle perte de poids. Je m’inquiète de nouveau avant qu’on me précise que le premier bain peut rendre bébé très fatigué, que là encore c’est normal. 

Troisième jour au matin, bonne nouvelle, Andrea prend 110g d’un coup ! Je me sens bien, et visiblement Andrea aussi. Je profite pour essayer de faire quelques siestes en même temps que lui. Sachant que les deux premiers jours, j’étais plutôt en admiration devant lui le jour, et à m’inquiéter de chacun de ses bruits ou de ses silences la nuit. Difficile tout de même de dormir avec toutes les visites médicales dans la journée. Pour autant, aucune ne nous brusque. Parfois elles font ce qu’elles ont à faire, sans même me réveiller (flasher le front d’Andrea pour la jaunisse, réapprovisionner les fournitures de bébé comme les couches/cotons/serum physiologique, apporter ou débarrasser les repas, etc).

Et puis, l’après-midi et la soirée du troisième jour… la fameuse montée de lait. Le moment où TOUT BASCULE !

Call me Pamela Anderson

Là, pour le coup, je ne me suis certainement pas suffisamment renseignée ! Pour moi, la montée de lait c’était simplement l’arrivée du lait et la possibilité d’allaiter, à proprement parler, mon bébé. Héhé, que nenni !

La montée de lait, c’est avoir les seins bombés comme Pamela Anderson, tellement durs qu’ils font mal rien qu’en existant. Dormir sur le dos c’est sentir un poids terrible sur soi. Sur les côtés c’est avoir un sein qui écrase littéralement l’autre. Et sur le ventre… même pas en rêve ! Les seins sont tellement tendus que même les tétons se fondent totalement avec le sein. Tout ne fait plus qu’un ! Impossible à partir de là, d’attraper correctement le sein pour bébé. 

Andrea dort beaucoup la journée. On se dit chouette, bébé dort bien ! Oui, mais il faut le réveiller toutes les 2-3 heures pour le faire manger au début. Il ne veut pas du tout se réveiller. Il prend pas vraiment, c’est encore plus douloureux, mais bon il fait jour, je me sens plutôt bien malgré tout. Jusqu’au soir… Là, bébé se transforme en véritable petit monstre. Il hurle de 1h à 7h du matin non stop… On se dit qu’il souffre (effectivement, il a des petits gaz), mais on arrête les tétées qui deviennent frénétiques. On se dit qu’il ne doit pas avoir faim, qu’il veut juste “s’occuper”. Bref, on ne sait pas trop, je ne lui donne pas le sein autant que je devrais. Mais je suis fatiguée et j’ai mal. Même si je me sens bien dans cette maternité, je ne sors pas de ma chambre depuis l’accouchement, et j’en ai marre de ne pas pouvoir me balader. Je pourrais, mais je ne veux pas laisser bébé.

Andrea hurle, et je m’impatiente sérieusement. Je dis à Mister G. de le prendre parce que j’en ai marre et qu’il m’énerve (si je me dis ça au bout de trois jours, je suis mal barrée pour les prochaines années…). Mister G. a l’air surpris de m’entendre dire ça, et de me voir le regarder avec si peu d’affection, puis me demande gentiment de me calmer. Mais il n’y a rien à faire, je suis à bout !

Au secours, à l'aide !

Les heures passent, et rien n’y fait. Andrea hurle à la mort, devient rouge. Il souffre, clairement. Je suis folle de rage, parce qu’au fond, j’ai mal de le voir comme ça. Je me sens déjà impuissante. Il était si bien, si paisible dans son cocon. J’ai l’impression qu’on l’a arraché à cette bulle de bonheur et que la seule chose qui pourrait l’apaiser, c’est de téter. Et même ça, je n’arrive pas à lui donner convenablement… 

Là c’est trop, je m’effondre en larmes. Je pleure comme si j’étais de nouveau une enfant. Les larmes coulent, tout mon corps se secoue, je crie si fort que ça me surprend moi-même. Je balance la tête en arrière, pour éviter de regarder Andrea téter tant bien que mal, et Mister G. m’enlace tendrement. Il me soutient comme il peut. Pour autant, jamais il ne me dira quoi faire. Il ne me demandera jamais d’arrêter l’allaitement pour donner le biberon, ni de persévérer. Il est juste mon roc, me soulage comme il peut. Me fait boire de l’eau lorsque j’allaite, m’installe les coussins pour me surélever moi ou Andrea, et surtout positionne bébé mieux que moi. Nous partageons équitablement cette aventure d’allaitement maternel… Moi, la douleur en plus. Je me dis que le soutien indéfectible de mon mari, joue énormément sur toute ça.

Mister G. me voyant au plus mal, appuie sur le bouton de la télécommande et, en quelques secondes, une sage-femme arrive. Rien que de la voir, je me sens mieux. Je suis tellement heureuse d’être encore à la maternité pour ma montée de lait… Elle me demande ce qui ne va pas. Je lui dis que je n’arrive pas à lui faire prendre le sein, que j’en peux plus. Elle me propose d’essayer une nouvelle position, et de m’allonger puisque c’est la nuit. Je ne le sais pas tout de suite mais l’avantage d’allaiter sera de nourrir bébé dans le lit la nuit, à moitié endormie, sans même se redresser… (vive le co-dodo).

Elle reste une bonne demi-heure avec moi, essayant elle aussi difficilement à faire rencontrer bébé et mon sein. Je m’apaise, de savoir que quelqu’un prend un peu le relais. C’est à ce moment que je comprends que le chemin va être semé d’embûches encore un moment.

La première lumière au bout du tunnel

La quatrième nuit, nouvelle crise. Avec une fatigue plus grande encore. Une auxiliaire en puériculture entre, après que nous l’ayons appelé, et perçoit tout de suite le niveau de stress dans lequel nous nous trouvons tous les trois. Je lui dis que je veux continuer, mais que je n’en peux plus, que j’ai trop mal. Mes mamelons sont rouges vifs, et même ne serait-ce que l’air qui passe dessus est douloureux. Elle me dit, sans demander mon avis, et comme si c’était ma seule chance de ne pas abandonner : “je reviens avec un bout de sein“. 

Elle positionne le bout de sein, m’explique que ça permettra à mes mamelons de se reposer. Ca fait toujours très mal, mais c’est tout à fait gérable. Rien à voir. Il tète, doucement, et pas très bien, mais il tète. Je me calme un peu. Je m’inquiète aussi, car j’ai lu que les bouts de sein étaient moins efficaces à 30% (au niveau de la succion). Elle me dit qu’elle-même a utilisé que ça pour allaiter pendant 6 mois. Cela me calme un peu.

Le lendemain, Andrea a encore perdu. Je me dis qu’aujourd’hui, je vais pouvoir l’allaiter beaucoup plus souvent, puisque j’ai moins mal. Néanmoins, il est toujours très endormi la journée, et même en le mettant au sein, il s’endort. Je continue à me dire bêtement que s’il ne demande pas, c’est qu’il préfère dormir. Tous les jours on nous demande s’il a des selles ou des urines… Mais il y en a que trop peu. Par la suite, Mister G. et moi, nous célébrerons chaque caca comme le trophée de notre vie #vismaviedejeunesparents.

Pourtant, le soir c’est une autre histoire. De là, commenceront mes terreurs nocturnes à moi. Je redoute maintenant énormément la tombée de la nuit (encore aujourd’hui). C’est d’ailleurs notre cinquième et dernière nuit à la Maternité Sainte Félicité. Comme tous les soirs, Andrea hurle à en devenir violet. On nous dit que c’est “normal”, tout ça c’est beaucoup de changements pour bébé… On essaye tout depuis 5 jours : le doigt à téter, les massages au ventre (dans le sens des aiguilles d’une montre), le ventre de bébé sur l’avant-bras de papa, les balades dans les bras… Malheureusement, tout cela est efficace que quelques minutes, ce qui nous laisse peu de répit ! Mister G. est patient comme jamais, il prend le relais autant qu’il peut.

Et puis, un éclair de génie. J’attrape mon écharpe de portage que je n’ai jamais testé. Andrea hurle toujours autant, je le glisse dans l’écharpe et là…magie ! Je n’y crois pas, plus aucun son ne sort de sa bouche d’une SECONDE à l’autre ! Et il s’endort direct… Mister G. et moi on se regarde et on se sourit. On n’y croit pas, et pourtant on le sent… le calme va durer. On va pouvoir se reposer une heure ou deux. 

Je suis tellement fière que je décide de sortir de ma chambre et de faire un tour dans les couloirs de la maternité. En me promenant et en passant devant les autres chambres, je remarque une chose qui me rassure, et me fais tout de suite me sentir mieux… Devant quasiment toutes les portes devant lesquelles je passe, les bébés hurlent de manière stridente ! L’isolation est juste top dans cette maternité, voilà pourquoi je n’entendais rien. Je ne sais pas pourquoi je croyais être la seule et c’est ridicule : les bébés pleurent !

Je repasse par ma chambre pour me pavaner devant Mister G. et lui montrer avec fierté que son fils est toujours aussi calme dans son écharpe de portage. Je fais un facetime avec nos amis qui nous ont offert l’écharpe de portage (de notre liste de naissance). Je pleure presque en leur disant qu’ils nous ont fait le plus beau des cadeaux ! Quel soulagement… Cela fait 4 nuits qu’on est à bout, qu’il pleure toute la nuit, jusqu’au petit matin où il s’endort lourdement.

La sortie de la maternité et le retour à la maison

Samedi 6 avril, c’est le matin de notre sortie. Une infirmière en puériculture et une pédiatre se chargent de voir si tout va bien. Pas de soucis côté pédiatre, on est tout bon. En revanche, au niveau poids, Andrea a encore perdu 20g depuis hier… Pas énorme, nous dit-elle, mais depuis le début on est passé de 3,330kgs à 3,160kgs. On est toujours dans les 10%, en revanche, ils n’aiment pas bien laisser sortir les mamans lorsque bébé continue à perdre du poids. 

Après échange, je comprends alors que toutes les fois où il hurlait la nuit, c’est qu’Andrea mourrait de faim ! La journée il dormait de fatigue, mais le soir il avait besoin de beaucoup téter pour rattraper tout ça… Et rappelez-vous, je ne donnais pas systématiquement. Je me dis alors que mon instinct maternel est juste merdique. Je m’effondre lorsque l’infirmière part. Je me rends compte que mon enfant était en souffrance, que j’aurais pu faire quelque chose, mais que je l’ai laissé comme ça. S’affamer. Je m’en veux terriblement, je dis à Mister G. que c’est horrible ce que j’ai (pas) fait.

On me demande alors de revenir lundi, de laisser passer le week-end, pour faire une nouvelle pesée. Qu’en attendant, je dois lui donner le plus souvent possible le sein. Le réveiller toutes les deux heures. Bref, le faire grossir !

Je me sens un peu mieux en sortant et hyper motivée pour le faire téter le plus possible. J’ai les bouts de sein, je me sens armée. On rentre sous un gros soleil, on est tellement heureux !

Pourtant, les jours à venir s’annoncent plus durs encore… (heureusement, le dénouement sera beaucoup plus positif).

La suite au prochain article…

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