Ma reprise du sport après bébé

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Il était temps. Il m’aura fallu 17 mois après mon accouchement pour reprendre le sport, mais surtout en avoir réellement envie et être régulière. Je ne veux pas me mettre de faux objectifs, ou être trop exigeante tout de suite avec moi même.

J’ai préféré établir un programme et une alimentation que je vais pouvoir suivre sans sacrifice frustrant. Je préfère mille fois faire évoluer le programme petit à petit en fonction de mon ressenti, plutôt que d’abandonner en milieu de parcours. 

Le rapport au sport avant et pendant ma grossesse

J’ai toujours été très sportive, même pendant ma grossesse et jusqu’au terme. Je marchais entre 5 et 10km par jour, et ça me faisait un bien fou. C’était un besoin, une liberté. Avant de tomber enceinte, je pratiquais de la Zumba assez intensive, je faisais de la course à pied, des séances de renforcement musculaire à la maison… Mais ça, c’était avant.

Depuis la naissance de Bibou, tout à switché. Au départ c’était à cause d’une fatigue extrême comme jamais j’ai connu dans ma vie, sans compter l’allaitement maternel qui me donnait particulièrement faim. Je ne faisais aucun effort car j’en n’avais ni l’envie ni le courage. C’était un réconfort et une reprise d’énergie rapide, puisque je devais bien compenser avec le manque de sommeil. Rappelez-vous, j’étais entre 3 et 12 réveils par nuit… Et aujourd’hui Alléluia, l’enfant dort 11h par nuit, sans réveil. 

Le Body Positivisme... très peu pour moi

Aujourd’hui, je n’ai toujours pas perdu mes kilos de grossesse. J’en ai encore dix pour atteindre mon poids de forme (je n’espère même pas plus, je préfère être réaliste).

Pour celles qui voudraient m’évoquer le body positivisme, je vous comprends complètement et si ça vous convient sans aucune remise en question ou perte de confiance en vous, c’est que c’est la meilleure chose à faire pour vous. Mais il faut aussi accepter que le body positivisme ne convient pas à tout le monde. Que beaucoup de femmes ne souhaitent pas s’accepter comme elles sont car elles ne se reconnaissent pas. 

Moi en tout cas, ça ne me va pas.

Ça ne me va pas d’être fatiguée en montant 10 pauvres marches dans la rue. Ça ne me va pas de sentir mes cuisses se frotter entre elles. Ça ne me va pas d’éviter les débardeurs parce que je m’y sens pas gracieuse dedans. Ça ne me va pas, et c’est bien à moi que ça ne me va pas. Pas dans le regard de mon mari, ou de la société (même si je suis obligée d’en tenir compte, il ne faut pas se mentir). Je ne me reconnais plus, je ne porte plus les tenues que j’aime. J’adopte donc souvent un style qui ne reflète ni ma personnalité ni mes goûts. Ça ne me va pas, et le body positivisme me ferait tout sauf du bien.

 

Avoir un enfant, une raison suffisante ?

J’entends le fameux : « mais c’est normal, tu as eu un enfant ! ». C’est vrai. J’ai eu un enfant. Mais c’est vrai aussi que j’ai accouché il y a 17 mois maintenant. En ce qui me concerne, ce n’est donc plus une excuse valable. Là encore, ça n’engage que moi. En me disant ça, j’ai le sentiment de vouloir justifier ma condition physique qui ne me correspond pas.

C’est MOI qui décidait de terminer ma rééducation du périnée mais pas la rééducation abdominale. C’est MOI qui décidait de m’engloutir un paquet de biscuits par jour (parfois deux) pendant des mois et des mois. C’est moi qui décidait de manger gras, pas équilibré et de ne pas faire de sport. C’est moi tout ça, c’est pas mon fils.

Au départ, j’avais conscience de tout cet abus, cette mal bouffe. Mais je n’avais pas envie de fonctionner autrement. C’était ce dont j’avais besoin pour rester un minimum saine d’esprit, pour me faire plaisir. L’allaitement me donnait une faim terrible que je ne voulais en aucun cas maîtriser ne serait-ce qu’un peu. J’avais à peine de le temps de manger, c’était donc un paquet de biscuits pour avoir un shot d’énergie et de plaisir à la fois. Peu importe les remarques ou mon recul sur la situation. C’était comme ça c’est tout, et j’ai continué longtemps. 

J’ai eu des courtes périodes où j’avais envie que ça change, mais aucune réelle motivation qui m’aurait fait tenir. Je le savais et ne voulais donc même pas essayer de changer ma routine alimentaire et encore moins d’adopter une routine sportive.

La reprise du sport après bébé : FAIL

Ma reprise du sport avec bébé a tardé, mais ce n’est pas faute d’avoir essayé. J’ai d’abord acheté le programme post partum de Sonia Tlvev (très bien fait pour info). Seulement, j’étais à M+15 et je trouvais ça trop doux et pas assez énergique. Normal, il est plutôt fait pour la reprise du sport après accouchement (après rééducation du périnée bien sûr). 

Pendant le confinement, j’ai voulu reprendre mon ancien programme de fitness que j’adorais : le BBG de Kayla Itsines. Erreur fatale. J’y suis allée tellement fort que j’ai eu des maux de ventre pendant 3 jours, l’envie profonde de vomir et l’impression de faire une descente d’organes. Désolée pour les détails, mais c’était vraiment ça. J’ai été un peu traumatisée de voir que mon corps ne répondait plus comme avant. J’avais perdu le contrôle et j’ai cru la chose irréversible. J’étais bouleversée. 

Quatre mois plus tard, après avoir réactivé un peu mon cardio avec de la marche tous les jours (pour aller au bureau et monter les marches du XVIIIe, c’est pas non plus le truc de folie quoi), j’ai voulu retenter l’affaire. J’ai la chance cette fois d’être à la maison et de pouvoir faire mes séances de sport à l’heure qui me convient. Je ne suis pas du matin, ni du soir pour le fitness : je préfère l’après-midi.

Et là, MAGIE !

La reprise du sport après bébé : 17 mois plus tard

Forcément, vous avez sans doute toutes entendu parler de Sissy MUA et de son application TrainSweatEat. Après plusieurs semaines d’hésitation, je me suis lancée. Mon programme (et j’ai eu du mal à l’accepter vu mon passé) s’appelle “Beginner Babe” et pourtant je galère grave ! Mais je prends autant de plaisir je crois. Le principe est simple : on fait la séance du début à la fin avec elle, on n’est jamais seules ! C’est tout bête hein, mais ça change tout ! J’ai donc pour le moment 3 petites séances par semaine, que je complèterai si besoin au fur et à mesure.

Et là gros changement : je n’ai pas mal (simplement les douleurs de sport comme on l’entend), je ne compense pas mon manque d’abdos avec mon dos, je tiens sur la durée en faisant bien les exercices. Et surtout, pas de sensation de perte d’organes (lol). Rien à voir avec mes premiers essais, en somme. 

Bien évidemment, je ne fais jamais de sport sans reprendre une alimentation raisonnée et raisonnable. Je ne me prive pas, mais j’évite les abus et les cochonnerie trop sucrées. Je limite la viande, je rajoute toujours des portions de légumes même si je mange des pâtes. Et surtout, je m’assure d’avoir un substitut sain et gourmand quand j’ai une fringale : des noisettes, des krisprolls (lol c’est bête et il y a sûrement mieux, mais c’est ce que je veux), des muesli au chocolat (moins sucrés, on est à 15g pour 100g), etc.

Je ne me prive de rien, j’essaye juste d’être plus raisonnable. C’est faisable uniquement si j’ai des séances de sport, car ça a tendance à me couper un peu l’appétit. Forcément, j’ai commencé depuis moins d’une semaine et j’ai perdu 1 kg. On est d’accord, c’est pas grand chose. Mais j’ai pris du muscle et perdu de la masse graisseuse. Je sais tout ça chaque matin, grâce à tous les indicateurs de performance de ma balance connectée FitTrack (aucun partenariat, juste un bon plan). Ça m’aide à rester motivée.

Je vous tiendrai au courant des avancées de cette reprise de sport après bébé, mais j’y crois fort cette fois ! J’ai fait le plus dur : m’y mettre. Bon courage à vous !

Ayline

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