Préparation à l’accouchement : les prémices du travail

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Wahouuu, le trop plein d’émotions en sortant de ce cours ! Je ne sais même pas par où commencer. J’avais déjà fait un premier cours de préparation à l’accouchement lors de mon 5ème mois de grossesse, sur les maux de grossesse, reconnaître les contractions et bien utiliser le ballon et le coussin d’allaitement. On m’avait conseillé de faire ce cours plus tôt, et d’attendre un peu pour les suivants. C’est donc ce que j’ai fait !

J’ai repris les cours de préparation à l’accouchement à 6 mois et demi de grossesse (30SA), à la maternité de Sainte-Félicité, dans le 15ème arrondissement de Paris. Sachez que la sécurité sociale prend en charge à 100% 7 ateliers de préparation à l’accouchement (sans même que l’on avance les frais ! Il faut simplement présenter sa carte vitale à la fin du cours). Un luxe dont il ne faut donc pas se priver !

Quoi qu’il en soit, je ne pensais pas faire d’article sur un pauvre cours de préparation à l’accouchement, mais là… C’était tellement intéressant et constructif qu’il me fallait partager tout ça avec vous ! Nul doute que cela pourra servir à certaines d’entre vous, que vous ayez fait/fassiez des cours de préparation à l’accouchement, ou non.

L'excitation du premier cours, avec Mister G.

Mister G. est tellement à fond depuis le début. A part au boulot, il manquait vraiment de rigueur sur teeeeellement de choses de notre quotidien. Autant depuis que je suis enceinte, tout a changé comme par magie. Vous pourrez maintenant le voir tous les jours dans le métro, en pleine lecture d’un livre Montessori à la main. Il monte aussi les meubles pour les affaires Bibou, fait des projections précises pour les prochains mois avec des tableaux Excel, donne son avis sur à peu près tout, et prend de nouvelles habitudes pour se préparer à l’arrivée de notre fils. Bref, mon mari est totalement et incroyablement investi dans cette grossesse. A tel point qu’il nous a même fait une couvade.

Tellement investi, qu’il tenait particulièrement à assister à tous les cours de préparation à l’accouchement. Nous attendions ce premier atelier avec impatience. Le sujet nous faisait même un peu appréhender le moment : nous rentrons enfin dans le vif du sujet ! Finalement, Bibou peut arriver d’ici 6 à 10 semaines maximum…

Nous qui profitons de chaque instant de cette grossesse sans jamais penser ou se dire “vivement que Bibou soit là“. Ce premier cours de préparation à l’accouchement, c’était comme se projeter dans les heures précédant son arrivée. Pas du tout flippant, nous sommes prêts. C’est juste un sentiment particulier !

Vendredi 1 février, on débutait donc très bien le nouveau mois. Mister G. travaille de la maison ce matin là, avant d’aller au bureau directement après le cours. 11h20. On enfile nos gros manteaux, et nous voilà partis jusqu’au métro Convention. On marche 10 petites minutes, sans s’arrêter de parler. On adore se rendre dans cette maternité. On s’y sent bien, c’est un moment unique qu’on aime partager à deux. Vraiment, tout ça n’aurait pas la même saveur si les trajets, les cours, les bons moments se faisaient seule. Je me rends bien compte de la chance que c’est.

11h50. On arrive dans la petite rue Casablanca, un taxi roule au pas et s’arrête devant la maternité. Une femme enceinte descend tranquillement avec sa valise. On dirait que pour elle, c’est l’heure ! Mister G. et moi on se regarde. Pas la peine de parler, on sait que bientôt, ce sera à nous de vivre ça. On se présente à l’accueil et on file en salle d’attente. D’autres mamans attendent (nous serons 7 en tout), mais seule une autre future maman est venue avec son conjoint.

Je sais bien que tous les papas ne peuvent se rendre disponibles en pleine journée comme ça, mais c’est tellement dommage. L’utilité principale de ces cours est certes davantage destinée aux futures mamans, mais si vous saviez à quel point ils sont indispensables pour les conjoints. Au delà de l’implication dans la grossesse, ils seront tout aussi prêts que vous le jour-j, et vous n’aurez pas à les “former”, ils seront là en support et même vous aideront sur certaines choses quand vous n’aurez pas l’esprit clair ou que vous serez trop fatiguée.

Les prémices du travail

12h00. La sage-femme n’a pas une minute de retard. Fluette, l’air un peu fatigué, mais pourtant très souriante, elle nous invite à nous asseoir. Une future maman arrivera en retard, Mister G. lui cédera sa place et viendra s’installer près de moi. Lui qui a l’habitude de piquer tout le temps mon coussin de grossesse, cette fois, il a fini sur la chaise quand nous étions tous sur les tapis avec les coussins. 

J’observe que très vite, toutes les futures mamans s’affalent totalement sur les coussins d’allaitement et le mur + se servent d’une espèce de coussin extra plat en silicone. Là je me dis, que le premier cours sur l’utilisation du coussin d’allaitement m’a bien servi. Je trouve ça beaucoup plus pénible de m’avachir par terre que de garder une position droite mais confortable. Certaines devaient toutefois se sentir bien, car elles n’ont pas vraiment bougé pour autant, pendant toute la durée du cours.

La sage-femme nous explique que cette heure de préparation à l’accouchement sera basée sur les prémices du travail. Les contractions d’accouchement, la perte des eaux, que faire en attendant, combien de temps devons-nous attendre avant d’aller à la maternité, gérer sa respiration et sa douleur, l’ouverture du col… 

Et plein de questions transverses sur le terme d’accouchement, sur la péridurale, les selles pendant l’accouchement,  la durée moyenne d’un accouchement, le déclenchement, le spasfon (utile ou non?), le bouchon muqueux, etc.

Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que les prémices du travail peuvent arriver de différentes façons. Par les contractions, ou par la rupture de la poche des eaux… Commençons par le cas de figure numéro un : les contractions.

Reconnaître les contractions de début de travail

Tout au long de notre grossesse, certaines femmes ressentent des contractions. En ce qui me concerne, je ne sais pas si j’en ai, mais je n’en sens aucune a priori ! Quoi qu’il en soit, pour certaines femmes enceintes, il peut être difficile de reconnaître les contractions de la grossesse, des contractions annonçant l’accouchement. Lors de notre atelier de préparation à l’accouchement, la sage-femme a été très claire à ce sujet. Les contractions sont différentes, généralement situées dans le bas du ventre, ou dans le milieu du dos. Si nous avons un doute, il faut simplement prendre un spasfon. Si ça passe, c’est que le travail n’a pas commencé. Car un spasfon, d’après la sage-femme, ne calme rien ou n’atténue rien du tout lorsque le travail a vraiment commencé…

Ce qui va surtout nous mettre le plus la puce à l’oreille, ce sont leur régularité ! A nous d’avoir notre application « horloge » ouverte, sur la partie chronomètre, et de tapoter sur « tour » à chaque fois qu’une nouvelle contraction arrive (application iOS).

Le travail risque d’être long, et il nous a été vivement conseillé de ne pas partir tout de suite à la maternité. En effet, on nous garde seulement lorsque notre col est ouvert à au moins 2cm… Si le col est fermé, retour à la maison. Si le col est ouvert à moins de 2cm, on va nous demander d’aller faire le tour du quartier pour avancer le travail. Je ne sais pas si cette information concerne toutes les maternités, ou bien seulement celle où j’accouche, la maternité Sainte Félicité (Paris XVème).

Quoi qu’il en soit, difficile de savoir par nous-mêmes si le col est ouvert à 2cm. Voilà pourquoi, il faut suivre la régularité de nos contractions. Lorsque nous avons une contraction toutes les 5 à 6 minutes, et ce pendant deux heures, il est temps de se rendre à la maternité. Ce jour-là, au cours de préparation à l’accouchement, nous étions toutes en attente de notre premier enfant. Ces consignes ne s’appliquent donc pas exactement de la même façon à celles qui en sont à leur deuxième, troisième, quatrième… Pour ces dernières, on leur conseillera de venir lorsqu’elles ont une contraction plutôt toutes les 10 minutes…

La rupture de la poche des eaux

Comme je vous le disais plus haut, j’ai appris une chose très intéressante à ce cours de préparation à l’accouchement, en ce qui concerne la rupture de la poche des eaux. Elle ne se produit pas toujours AVANT les contractions, et n’est pas toujours liée aux contractions. C’est-à-dire qu’une femme peut très bien avoir eu des contractions pendant 5 heures, annonçant le début de l’accouchement, sans pour autant avoir encore perdu les eaux ! Parfois, c’est le personnel médical qui la perce, d’ailleurs. 

Mais dans pas mal de cas, la poche des eaux se rompt bien avant l’arrivée des contractions. C’est là qu’il faut être un peu attentifs (et vous aussi Monsieur). Si vous perdez les eaux (et ce même sans avoir aucun autre signe de début du travail, et peu importe à quel stade de la grossesse vous en êtes), il vous faut aller dans les deux heures qui suivent à la maternité. Vous perdrez l’équivalent d’un bol, mais parfois, elle peut être simplement fissurée, et seul un petit filet s’écoule le long de la jambe. 

Peu importe, pour éviter tout risque infectieux pour votre crevette, prévenez Monsieur, rassemblez vos affaires, et allez tranquillement à la maternité dans le temps conseillé. Là encore, c’est ma maternité qui conseille d’y aller dans les deux heures suivant la rupture/fissure de la poche des eaux, je ne sais pas quel est le positionnement des autres maternités sur le sujet. Je vous invite à vous renseigner pendant vos cours de préparation à l’accouchement, si vous les faites à l’hôpital directement. Sachez que votre bébé ne sera jamais vraiment « au sec », même après la rupture de la poche des eaux, vous continuez à produire du liquide amniotique ! 

Lorsque la poche des eaux est percée, les médecins n’aiment pas attendre plus de 24 heures, avant que le travail commence. Voilà pourquoi, ils déclencheront sûrement, s’ils voient que les contractions n’arrivent pas dans ces quelques heures.

Que faire quand le travail a commencé ?

Forcément, si le travail commence par des contractions, on aura un peu de temps à tuer, avant de nous rendre à la maternité. Alors, que sommes-nous censées faire ?

Tout ce qui peut nous aider à nous détendre ! Je suis persuadée que d’être stressée, inquiète et tendue, n’aide pas à la bonne avancée du travail. Les hormones jouent beaucoup ! Bien sûr, plus facile à dire qu’à faire. 

Alors, pourquoi ne pas aller chercher une dernière délicieuse sucrerie à la pâtisserie du coin, entre deux contractions ? Au départ, elles resteront faibles et éloignées (mais régulières). Vous pouvez également regarder votre dernier épisode de votre série préféré du moment sur Netflix. Aller faire le tour du quartier avec votre chéri (très très bon apparemment, la marche). Ou encore, vous couler un bon bain chaud, à condition que votre poche des eaux ne soit pas rompue. Sinon, privilégiez plutôt une douche chaude. Qui reste aussi très très agréable. Restez-y autant de temps que vous avez envie, c’est un cas de force majeur aujourd’hui, après tout !

D’autre part, nous sommes vivement conseillées à nous alimenter et à bien boire avant notre départ pour la maternité. Une fois en salle de travail, puis la péridurale posée, nous ne pourrons plus rien manger (environnement oblige), et boire que très peu d’eau, en petites gorgées uniquement. Pour éviter de mourir de faim, pensez à manger des pâtes, par exemple.

DPA et terme approximatif

Là encore, Mister G. et mois on a appris quelque chose de très intéressant lors de ce cours de préparation à l’accouchement. Cela concerne l’arrivée de notre Bibou. En clair, la sage-femme nous a dit que la DPA (date prévue d’accouchement), devrait être une fourchette plutôt qu’une date. Je m’explique, la DPA de Bibou est prévue pour le 17/04/2019 (selon l’échographiste, et 16/04 selon le gynécologue). Ma vraie PDA (période prévue d’accouchement) serait du 16 mars au 16 avril. Soit, un mois avant la DPA. 

Pourquoi, me demanderez-vous. Tout simplement parce que si en France le terme est estimé à 41SA, un bébé est vraiment « terminé » à 37SA. A partir de cette semaine, il peut donc arriver sans que l’on s’inquiète de quoi que ce soit. 

On peut aussi accoucher quelques jours après le terme, à maximum 41SA+4j. Pas plus tard, sinon nous nous faisons déclencher. En fait, la veille du terme, ma maternité (à voir si c’est pareil avec la vôtre) nous demande d’appeler et prendre rendez-vous pour le jour du terme. A partir de là, il y aura tous les jours un rendez-vous à la maternité avec contrôle et monitoring. A J+3, si toujours rien, ils nous prennent rendez-vous pour un déclenchement. Si cela ne fonctionne encore pas, ils réessayent à J+4. Mais au delà, il n’est pas possible d’accoucher !

Questions sur l'accouchement en lui-même

Et puis forcément, pendant les cours de préparation à l’accouchement, il y a toujours des questions un peu transversales de la part des femmes enceintes. J’ai relevé les plus intéressantes qui pourraient vous être utiles !

Le bouchon muqueux

C’est le truc pas très glam, mais c’est bon à connaître. C’est à la base de la glaire cervicale, substance gélatineuse et sorte de perte vaginale que chaque femme a tous les mois avant l’ovulation. Elle sert à favoriser la fécondation. Et lorsque c’est fait, la glaire cervicale s’épaissit et forme une sorte de bouchon muqueux, protégeant l’embryon/foetus de tout risque infectieux. Il se régénère pendant la durée de la grossesse.

Il est généralement, blanc, ou légèrement coloré, parfois il contient même un peu de sang (rien d’anormal, la zone où il se situe favorise cet état). Je pensais avant ce cours, que l’on perdait le bouchon muqueux la vieille ou le jour de l’accouchement. Or, on peut le perdre dès le 8ème mois de grossesse, d’un coup ou en plusieurs fois. Il ne faut donc pas s’inquiéter si à un moment vous découvrez votre fond de culotte un peu maculée de sang… C’est sûrement le bouchon muqueux, ou une partie. Cela annonce que la fin de la grossesse est pour bientôt, mais pas forcément dans les prochains jours ! 

Rien ne sert de courir à la maternité si vous le perdez, il faudra attendre la régularité de vos contractions ou la perte des eaux. 

Les selles au moment de l'accouchement

Alerte sujet sensible, lol. La femme qui a posée cette question était d’ailleurs assez gênée. Mais forcément, elle nous a toutes intéressée ! Doit-on, ou pas prendre un laxatif avant de partir à la maternité, pour éviter de « caguer » pendant l’accouchement. Bah oui après tout, si jamais Monsieur voit ça, quelle horreur !! Traumatisé à vie quoi… Et l’équipe médicale ?? Franchement, rien que d’y penser… 

Et pourtant, réponse très ferme de la sage-femme. Elle nous explique d’abord qu’une fois les contractions arrivées et régulières, notre dernière envie sera de se mettre une poire dans le derrière (pas faux). Et qu’avec le moyen oral, ça n’arrivera jamais quand on veut. Elle insiste sur le fait que Monsieur ne verra rien, que c’est pas possible. Que quoi que l’on ait entendu, ce n’est pas vrai, si les maris ne veulent pas voir ce qu’il se passe devant, ils ne voient RIEN. 

Par ailleurs, le personnel médical est totalement habitué et s’en fout complètement. Que même si les selles pendant l’accouchement concerne une femme sur trois, aucune femme ne sait si ça lui arrive ou pas. « Si ça vous arrive, personne ne vous le dira, vous ne le saurez jamais ». Alors, pourquoi se faire chier ! (Héhé sympa ma blaguounette).

La durée moyenne d'accouchement

Autre question intéressante, mais à laquelle il était visiblement difficile pour la sage-femme de répondre. La durée de l’accouchement peut varier énormément. Pour un premier, elle estime la durée entre 8-10 heures. Mais la fourchette large est de 5 à 15 heures. 

Bien sûr, elle précise que dans des cas plus rares, en deux heures le travail et l’accouchement sont bouclés. A l’inverse, elle plaint celles qui y passent plus de 24 heures… 

Le déclenchement

J’avais entendu dire que les douleurs des contractions étaient plus importantes pour les femmes qui se sont faites déclenchées. Non, elles ne sont pas plus douloureuses. En revanche, elles n’arrivent pas progressivement comme le début du travail naturel, auxquelles on s’habitue plus ou moins petit à petit.

Lorsqu’on est déclenchées, elles arrivent plus fortement d’un coup, ce qui peut être déstabilisant et difficile à gérer. 

Voilà le topo concernant l’atelier de préparation à l’accouchement sur les prémices du travail ! Prochain atelier : le 19 février sur l’allaitement ! J’ai hâte… Et bien sûr, Mister G. sera présent !

Love,

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